Le montant de la caution exigée des candidats aux élections sénatoriales prévues en décembre 2026 en Guinée, fixé à 30 millions de francs guinéens, suscite de vives critiques. Le directeur général adjoint de la Direction générale des élections (DGE), Georges Abraham Sorry, apporte des éclaircissements sur la nature et la justification de cette contribution.
Selon le DGA de la DGE, la caution n’est pas une barrière financière destinée à écarter des candidats, mais constitue avant tout la contribution directe de ces derniers aux frais d’impression des bulletins de vote.
Réagissant aux critiques sur le coût jugé excessif de cette garantie financière, Georges Abraham Sorry rappelle que la spécificité des bulletins guinéens explique en grande partie leur prix.
« Pour certains qui ne comprennent pas, ils disent : “La caution est élevée, elle n’est pas accessible, c’est un facteur de blocage.” Comme l’a toujours rappelé Madame la directrice, aujourd’hui ministre de l’Administration, la Guinée a l’un des bulletins les plus chers parce qu’on y intègre tous les éléments fiduciaires et de sécurité nécessaires », précise le directeur général adjoint de la Direction générale des élections.
Selon lui, l’intégration de ces technologies d’impression avancées répond à un double objectif crucial pour la transparence du processus électoral : renforcer les éléments de sécurité sur les bulletins afin d’éviter toute falsification ou manipulation lors du dépouillement, et responsabiliser les candidats aux charges publiques.
Rappelons que, pour les élections sénatoriales prévues en décembre 2026, la caution est fixée à 30 millions de francs guinéens.
Yamoussa Cheick Camara pour Guistat.com
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