Par décret lu lundi soir sur les antennes de la télévision nationale, le président Mamadi Doumbouya a officiellement nommée Ramatoulaye Camara ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. Une promotion qui vient couronner un intérim de plus de deux mois à la tête d’un département stratégique, laissé vacant après le limogeage de Mory Condé.
Jusqu’à cette nomination, Ramatoulaye Camara était la secrétaire générale du même département ministériel. C’est donc une cadre de la maison qui prend les rênes d’une institution qu’elle connaît de l’intérieur.
Son parcours administratif témoigne d’une solide expérience au sein de l’appareil d’État. Elle avait été nommée secrétaire générale du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale lors d’un vaste redéploiement des secrétaires généraux, en août 2026. Auparavant, elle avait exercé les fonctions de secrétaire générale du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, et de cheffe de cabinet au ministère du Travail et de la Fonction publique.
Le 21 août 2026, le président Doumbouya avait limogé par décret Mory Condé, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, ainsi que Mourana Soumah, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Le décret était resté muet sur les motifs exacts de cette double éviction. Dans l’immédiat, les secrétaires généraux des deux départements avaient été chargés d’assurer l’intérim.
Pendant plus de sept semaines, Ramatoulaye Camara a donc expédié les affaires courantes à la tête du ministère de l’Emploi, sans disposer des prérogatives pleines d’un ministre de plein exercice. Une situation qui avait suscité de nombreuses interrogations dans l’opinion guinéenne quant au calendrier des nominations. La voilà désormais investie de la plénitude de ses fonctions.
Mohamed Bah pour GuiStat.Com

