À Conakry, des citoyens continuent de déposer leurs déchets sur la voie publique. Face à cette pratique, les autorités communales de Matoto annoncent des interpellations et une collaboration renforcée avec la commune de Lambanyi.
Les ordures réapparaissent progressivement sur les artères publiques de Conakry. Une pratique entretenue par des citoyens qui viennent déposer leurs déchets après les travaux ménagers. Face à cette situation, les autorités communales de la mairie de Matoto ont entrepris des actions dissuasives. Plusieurs personnes ont été interpellées pour avoir déposé des ordures sur la voie publique, annonce Nouhou Gassim Bangoura, conseiller communal de la mairie de Matoto.
Interrogé par la rédaction de GuiStat.com sur cette situation dans la capitale, le conseiller communal de Matoto a déploré le comportement « malsain » de certains citoyens qui jettent leurs immondices le long des routes. Il précise que des actions concrètes sont en cours, en collaboration avec les autorités de Lambanyi.
« Pour cela, nous avons eu une réunion entre la commune de Lambanyi et celle de Matoto. Les deux maires étaient présents, tout comme certains techniciens. Moi-même, j’étais présent. Aujourd’hui, nous avons pris des dispositions concernant ceux qui jettent les ordures dans les rues. Nous sommes en synergie et en très bonne collaboration avec la commune de Lambanyi, qui fait également un travail extraordinaire, bien sûr en collaboration avec la commune de Matoto », informe-t-il.
Il déclare par ailleurs que les interpellations ont déjà commencé sur le terrain.
« Chaque jour, des jeunes sont interpellés à ce sujet. Pas plus tard qu’hier, j’ai moi-même interpellé un individu qui détenait des sacs d’ordures et qui ne savait pas où les déposer. Aujourd’hui, dans ce domaine, il y a une amélioration, car la brigade de salubrité des deux communes travaille en collaboration pour éradiquer cette pratique », indique-t-il.
Pour appuyer son argument, Nouhou Gassim Bangoura affirme :
« Pour preuve, vous pouvez passer tous les matins au niveau de la brigade communale de Matoto : vous verrez, dans la petite cellule, des jeunes interpellés la nuit et qui s’y trouvent chaque fois. »
Quel sera alors le sort de ces personnes interpellées ? L’élu communal de Matoto répond :
« Vous savez, lorsqu’on est en infraction, il y a toujours des sanctions qui s’imposent. Je vous dirai que ce sont des sanctions qui relèvent souvent de la brigade de salubrité et de la brigade communale. Ce sont elles qui ont le règlement et qui décident de leur sort. Nous, nous leur demandons simplement de tout faire pour que les trottoirs soient sécurisés », assure l’autorité.
Notre interlocuteur reconnaît toutefois les difficultés des citoyens dans la préservation des ordures dans les quartiers. C’est pourquoi il appelle à la patience.
« Je leur demande de prendre leur mal en patience, parce qu’honnêtement, moi qui vous parle, je suis là tous les jours. Nous avons pris un engagement envers la population. Si cette population se retrouve dans la difficulté, c’est comme si c’était moi qui vivais ici. C’est pour cela que, tous les jours, je me déplace ; parfois, le maire vient lui-même constater les réalités, afin que nous puissions comprendre réellement que ce qui arrive aujourd’hui à nos citoyens, nous le partageons, et que nous nous battons pour que les ZTT soient désengorgées afin de permettre aux PME de respirer. Parce que, vous savez, lorsque les PME ne travaillent pas, il y a forcément des problèmes dans les quartiers, car ce sont les seules PME qui peuvent débarrasser les ménages de leurs ordures dans les différents quartiers. Donc, c’est forcé : c’est une obligation pour la commune d’aider — même pas d’aider, c’est le devoir de la commune — de débarrasser les ZTT. C’est pour cette raison que nous sommes au four et au moulin pour que les ZTT soient débarrassées et pour rassurer les populations qu’elles ne sont pas oubliées », promet l’élu communal de Matoto.
Le constat dressé ce jeudi matin révèle des ordures déposées sur plusieurs axes routiers de la capitale. Entre le rond-point de Cosa et Koloma, par exemple, des tas d’immondices sont visibles sur les artères publiques.
Ansou Bailo Baldé pour GuiStat.com
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