La joie est immense chez les habitants du quartier Wanindara, ce samedi 16 octobre. Au lendemain du décret de déclassification pris par le président Mamadi Doumbouya, le sourire se lit sur les visages de tous les citoyens que nous avons rencontrés : hommes, femmes et enfants.
Mohamed Sidibé, enseignant à l’université Gamal Abdel Nasser et habitant à Wanindara, s’exprime : « Les gens ne pouvaient pas construire d’immeubles ni de villas duplex ici, à Wanindara. Tout le monde savait que c’était une zone réservée de l’État. Ce décret pris par le président Mamadi Doumbouya soulage tout le monde ici. Nous ne cesserons de lui dire merci. »
La même joie se lit sur le visage du président du conseil de quartier de Wanindara Enco 5 Marché. « Nous avons mené beaucoup de combats pour que ce jour arrive. Nous étions vraiment inquiets, mais grâce à nos sages et aux femmes leaders, le combat a abouti. Moi, je suis dans ce quartier depuis 1992 ; vous imaginez la joie qui m’anime ? » a-t-il déclaré.
Mamadou Sabana Baldé a commencé à fréquenter Wanindara au début des années 1980, alors qu’il était très jeune. À l’époque, la zone était presque à l’état de brousse : il y cherchait du bois mort à revendre avec ses amis. Il fait partie de ceux qui, les premiers, ont arraché les plaques de zone réservée.
« Moi, j’ai commencé à venir à Wanindara en 1981. C’est ici que je cherchais des fagots de bois à revendre au camp Alpha Yaya Diallo. Mon père fait partie des militaires à qui le feu président Ahmed Sékou Touré avait octroyé ce domaine. Mais depuis que nous avons appris que Wanindara est une zone réservée, nous avons fait beaucoup de sacrifices. Lorsqu’ils sont venus pour la première fois installer les plaques indiquant que Wanindara était une zone réservée de l’État, je faisais partie de ces jeunes qui les ont arrachées. Aujourd’hui, je suis un homme heureux : le président Mamadi Doumbouya, à travers ce décret, nous a libérés d’un lourd fardeau », a-t-il dit.
Après ce décret de déclassification, les habitants de Wanindara attendent de l’État la réalisation d’infrastructures de base.
Mamadou Tanou Bah
Tél. : 625 25 01 35

