Depuis l’offensive militaire américaine contre l’Iran, la crise dans le détroit d’Ormuz pèse lourdement sur le trafic pétrolier. Plusieurs pays importateurs de pétrole ont revu à la hausse le prix du carburant à la pompe. En Guinée, le litre reste toutefois fixé à 12 000 GNF.
Devant les députés ce samedi 24 octobre 2026, lors de la présentation du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, le gouvernement a précisé sa position.
« Nous avons dû revoir la croissance à la baisse, à la lumière de la crise internationale, avec une réduction de 0,9 point par rapport à la prévision initiale, pour ramener le taux de croissance pour 2026 à 8,6 %, contre 7,1 % en 2025. Nous avons aussi dû prendre en compte l’impact sur le pays, comme dans d’autres pays, de la hausse des prix des produits pétroliers due à la crise, notamment au détroit d’Ormuz. Cette situation a entraîné une hausse des prix du pétrole à l’échelle mondiale », a souligné la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget.
Puis Mariama Ciré Sylla a ajouté : « Cependant, le gouvernement guinéen a fait le choix délibéré et solidaire de maintenir le prix du carburant à la pompe à 12 000 francs guinéens le litre, en dépit d’augmentations notables dans plusieurs pays voisins et dans de nombreux pays à travers le monde, y compris des pays très développés. Ce choix solidaire a occasionné une hausse des subventions pour maintenir ce prix de plus de 4 500 milliards de francs guinéens. Une provision de près de 913 milliards de francs guinéens a également été prévue pour l’ajustement des prix des produits pétroliers pour le reste de l’année. Ces grandes orientations ont joué un rôle clé », a-t-elle martelé.
Mohamed Lamine Souaré pour Guistat.com
Tél. : 627 56 46 67
E-mail : souaremohamedlamine56@gmail.com

