Le porte-parole du MENA-ETFP, Mohamed Ansa Diawara, a représenté la ministre Bintou Keita à la cérémonie de célébration de la Journée mondiale des enseignants en Guinée. Le SLECG a organisé cette rencontre, samedi, à Conakry. Ce cadre de l’éducation a invité les enseignants à se remettre en cause et à assumer leur responsabilité.
« J’ai l’insigne honneur de prendre la parole ici, au nom de Mme la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants en République de Guinée. Mesdames et Messieurs, cette journée de célébration, qui a pour thème “Tous les enseignants et enseignantes : 60 ans à protéger la profession, améliorer son statut et développer son potentiel”, est un thème évocateur. C’est pourquoi Mme la ministre m’a chargé de vous dire : “Grand merci pour ce que vous avez fait, grand merci pour ce que vous êtes en train de faire et grand merci pour ce que vous devez faire.” »
Mohamed Ansa Diawara a poursuivi son appel en soulignant la noblesse du métier d’enseignant. « Le métier d’enseignant est à la fois noble et sacerdotal. C’est un sacrifice de tous les jours pour les enfants du pays. N’est pas enseignant qui veut, mais qui le peut. Mme la ministre, par ma voix, vous félicite et vous encourage, tout en restant à vos côtés, aussi bien humainement que socialement », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du ministère est ensuite revenu sur le recrutement des enseignants. Il a invité les acteurs du secteur à accompagner pédagogiquement les nouveaux entrants.
« L’État vient de recruter 6 000 nouveaux enseignants. En plus des formations continues que nous organisons régulièrement chaque année, Mme la ministre demande votre appui en termes d’encadrement pédagogique des nouveaux entrants. Je termine en disant que les meilleurs administrateurs au monde sont des enseignants. Cela veut dire quoi ? Partout où vous mettrez l’enseignant, il émergera. Partout, l’enseignant est polyvalent. On vous appelle à tous les postes et, pour y parvenir, nous devons nous remettre en cause. L’enseignant d’hier et celui d’aujourd’hui sont différents. Hier, la documentation appartenait à l’enseignant ; les autres et les élèves n’avaient pas cette documentation. L’enseignant était autonome et il était roi. Aujourd’hui, la documentation que l’enseignant possède, les enfants en ont mieux que lui. C’est un combat perpétuel, parce que ce que nous devons enseigner, nous devons être à la hauteur et, pour être à la hauteur, c’est se remettre en cause tous les jours. Encore une fois, ce métier n’a pas de prix. Faisons en sorte que notre nation soit une nation développée, une nation épanouie par notre éducation », a invité le porte-parole du ministère de l’Éducation nationale.
Ansou Bailo Baldé pour GuiStat.com
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