Ce lundi 28 septembre 2026, Me Alexis Deswaef, président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et avocat à la Cour pénale internationale (CPI), a pris la parole pour aborder plusieurs dossiers brûlants de la Guinée. Il s’est notamment exprimé sur les disparitions de Foniké Menguè et d’autres personnes, ainsi que sur la découverte d’une fosse commune à Forécariah. Face à la presse, il a dénoncé le silence des autorités.
D’emblée, il a souligné que « les disparitions constituent un problème majeur, totalement inacceptable. Le gouvernement et les autorités, au sens large politiques comme judiciaires, ne peuvent pas garder le silence face à ces disparitions ».
Revenant sur sa rencontre avec le procureur général, Me Deswaef a déclaré : « Lorsque nous étions chez le procureur général et que nous avons soulevé ces questions de disparitions, en demandant si des enquêtes indépendantes, impartiales et approfondies étaient bien menées, notamment en lien avec les fosses communes, il s’est retranché derrière le secret des enquêtes. »
« Or, dans l’intérêt public, il appartient au parquet, en accord avec les juges d’instruction, de communiquer et de fournir des réponses aux questions que nous sommes toutes et tous en droit de nous poser : y a-t-il des enquêtes en cours ? Des mesures ont-elles été prises ? Car nous avons droit à la vérité. Et si des personnes sont responsables, qu’elles soient poursuivies », a-t-il poursuivi.
L’avocat a également insisté sur les conséquences de ces disparitions : « Les disparitions forcées font peser un poids sur les défenseurs des droits humains et sur leurs familles. C’est inacceptable. Il faut que les autorités guinéennes l’entendent et agissent, car leur silence devient plus que problématique. »
Mohamed Souaré pour Guistat.com

