Mariame Barry, connue sur les plateformes numériques sous le pseudonyme de Rima No Stress, a comparu ce mardi 27 octobre 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn pour outrage public à la pudeur. Devant la juridiction, elle a nié les faits. Pour sa défense, elle a expliqué avoir dansé sur une vidéo de l’artiste Sidiki Diabaté, le 2 octobre 2026, jour de la fête de l’indépendance. Selon elle, elle a été interpellée sans savoir que cette interpellation était liée à la danse effectuée dans la vidéo.
À la barre, la prévenue Mariame Barry, dite Rima No Stress, a d’emblée indiqué à la présidente du tribunal ne pas reconnaître les faits d’outrage public à la pudeur pour lesquels elle est poursuivie par le ministère public. Dans ses explications, elle a déclaré : « On m’a interpellée pour avoir publié sur les réseaux sociaux une vidéo sur la chanson de Sidiki Diabaté en utilisant l’image du président. Dans la chanson, l’artiste dit “Ibolot nan bolot là iheeeh n’ah iheeeh Na” », a-t-elle expliqué. Cependant, Mariame Barry a affirmé ignorer la signification des paroles de la chanson.
Le ministère public l’a interrogée sur l’orientation de sa main lorsqu’elle dansait sur la musique. En réponse, Rima No Stress a affirmé avoir tapé du pied. À l’insistance du ministère public, qui cherchait à savoir si elle n’avait pas légèrement écarté la jambe en touchant sa partie intime, Mariame Barry a répondu que sa main était dirigée vers son pied gauche. À la question de savoir si elle pouvait exécuter de tels pas de danse devant ses parents, elle a répondu : « Non. »
Dans ses réquisitions, le ministère public a rappelé que des internautes ont été choqués par la danse jugée obscène de la prévenue dans la vidéo. Il a évoqué, à ce titre, un trouble à l’ordre public. C’est dans ces circonstances que la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a procédé à l’interpellation de la prévenue. Lors de son interrogatoire, Rima No Stress a reconnu les faits, tout en indiquant qu’elle n’avait aucune mauvaise intention et ne souhaitait pas nuire à l’image du président de la République.
Le ministère public a demandé au tribunal de la déclarer coupable des faits mis à sa charge et, pour la répression, de la condamner à six mois d’emprisonnement assortis de sursis. Pour sa défense, la prévenue a demandé pardon : « Je demande pardon ; à part cela, je n’ai rien à dire. »
Dans son délibéré, la présidente du tribunal a déclaré Mariame Barry, alias Rima No Stress, coupable des faits mis à sa charge et, pour la répression, l’a condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis simple.
Mamadou Tanou BAH pour GuiStat.Com

