La coordination des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry ne désarme toujours pas. Ses membres réitèrent leur demande d’intégration à la fonction publique, à l’image de ceux du Collectif des enseignants contractuels communaux non retenus de Guinée. À travers un sit-in organisé ce mardi au siège du SLECG, ces hommes de craie interpellent les autorités sur leur situation.
Mohamed Saoud Sylla, qui a porté la parole à cette occasion, déclare que leur groupe a été oublié lors du dernier concours. « Si nous sommes là ce soir, c’est pour faire passer un message, une information. C’est pour dire que la situation de Conakry n’a pas été prise en compte. Donc, jusqu’à présent, Conakry attend son concours de pratique de classe, parce que c’est ce qui a été signé dans le protocole d’accord du 3 janvier 2026 entre l’intersyndicale de l’éducation guinéenne et le gouvernement. À ce jour, ce qui a été dit n’a pas été respecté concernant la situation des enseignants contractuels de Conakry. Il avait été dit que les enseignants contractuels de Conakry seraient évalués en pratique de classe et qu’ils seraient prioritaires pour l’engagement. Or, cela n’a pas été fait jusqu’à présent. Parce que vous avez tous suivi le concours : 4 304 enseignants communaux ont été retenus. Les statistiques ont été données même par le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique : 4 535 personnes ont été introduites dans le fichier FUGAS, ont reçu les messages, les PV, etc., et ont été déclarées admises. Concernant la situation des enseignants contractuels de Conakry, rien. Nous félicitons nos camarades communaux retenus à la fonction publique. Mais ce qui doit rester clair, c’est que nous informons l’opinion nationale et internationale que rien n’a été fait concernant la situation des enseignants contractuels de Conakry, et nous ne comptons pas baisser les bras. Nous allons nous battre jusqu’à ce que notre situation soit régularisée », prévient l’enseignant contractuel.
Il poursuit en indiquant que la coordination tirera toutes les conséquences de leur situation actuelle. « Pour le moment, nous sommes en train de réfléchir à des stratégies pour donner ou non les cours dans les écoles. Parce qu’il arrive un moment où il faut prendre des décisions. Après ici, nous allons nous retrouver pour prendre une décision à ce sujet, et cette décision sera transmise aux médias », informe le syndicaliste de l’éducation.
Aux responsables de l’intersyndicale de l’éducation, Mohamed Saoud Sylla a aussi adressé un message. « Pour les généraux, nous sommes encore en train de nous réorganiser. Parce que c’est le lieu de les féliciter. S’ils se sont donnés corps et âme pour l’engagement des enseignants communaux à la fonction publique, si le même engagement est fait pour la situation de Conakry, je pense bien que ceux de Conakry seront aussi engagés à la fonction publique. Et l’engagement des enseignants contractuels de Conakry ne relève pas d’une seule structure syndicale, mais de l’intersyndicale de l’éducation, parce que c’est elle qui est signataire du protocole d’accord », assure le porte-parole de circonstance.
Selon Mohamed Saoud Sylla, ils sont 2 000 enseignants contractuels de Conakry concernés par cette situation et qui demandent leur intégration à la fonction publique.
Ansou Bailo Baldé pour GuiStat.com
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