Un rapport du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, évoque des opérations de l’AFC/M23 contre des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et leurs supplétifs, ainsi que des exactions imputées aux FDLR. Les civils paient un lourd tribut, malgré les accords de cessez-le-feu.
Alors que Kinshasa met en avant un processus de désarmement des FDLR, ce groupe armé rwandais continue d’être cité dans les violences au Nord-Kivu. Un rapport du secrétaire général de l’ONU fait notamment état d’opérations de l’AFC/M23 contre des combattants des FDLR et leurs supplétifs.
Dans la ville de Masisi, au Nord-Kivu, l’AFC/M23 a mené des opérations contre des éléments des FDLR et du groupe Nyatura. Antonio Guterres évoque la découverte d’au moins 60 corps le 17 juin après ces opérations. Le nombre exact de combattants tués n’a toutefois pas été précisé.
Le rapport souligne en outre que les opérations contre les FDLR continueraient de viser systématiquement des civils, provoquant des pertes en vies humaines et des déplacements massifs de populations.
Les exactions imputées aux FDLR se concentrent notamment à Rutshuru. Elles touchent également Masisi et d’autres localités. Des responsables communautaires et des personnes soupçonnées de collaborer avec l’AFC/M23 seraient régulièrement victimes d’assassinats ciblés, de disparitions forcées, d’extorsions et d’enlèvements.
Selon l’ONU, depuis le 20 juin, les FDLR auraient été impliquées dans au moins 44 cas d’atteintes aux droits humains et incidents de protection, touchant 89 victimes, dont quinze exécutions sommaires.
En dépit des accords de cessez-le-feu conclus notamment à Washington et à Doha, les populations civiles du Nord-Kivu continuent de subir les exactions des groupes armés, notamment celles attribuées à l’AFC/M23.
Yahya Diallo pour Guistat.com

