Le gouvernement guinéen a rendu public, jeudi 1er octobre, à la télévision nationale, un arrêté conjoint qui fixe désormais les règles relatives à la garde, à la divagation et au cantonnement des animaux domestiques et assimilés. Le texte s’appuie sur les articles 24, 25, 26 et 27 du code pastoral en vigueur. Il marque un durcissement clair de la réglementation en matière de prévention des conflits agro-pastoraux.
Selon l’arrêté, cette décision vise à garantir la sécurité des personnes et des biens, à protéger les cultures, les infrastructures et l’environnement, notamment en milieu urbain et périurbain. La mesure s’applique sur toute l’étendue du territoire national. En imposant le cantonnement des animaux en ville, les autorités entendent réduire les risques liés à la divagation et aux dégâts causés par le bétail.
Le texte précise les animaux concernés : les bovins, les ovins, les caprins et les porcins, entre autres. Les propriétaires et gardiens de ces animaux devront désormais se conformer aux nouvelles règles. La divagation, longtemps source de tensions entre éleveurs et agriculteurs, est placée sous contrôle renforcé.
Dans un pays où les conflits agro-pastoraux demeurent une préoccupation, cet arrêté traduit la volonté du gouvernement de poser un cadre plus strict. Il s’agit de prévenir les affrontements, les pertes de récoltes et les accidents, tout en protégeant l’espace urbain et périurbain. Les autorités locales seront en première ligne pour faire appliquer la mesure.
Avec ce texte, l’exécutif envoie un message de fermeté : le cantonnement des animaux en ville devient la règle. Reste désormais à mesurer son application sur le terrain, alors que la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs reste un enjeu sensible en Guinée.
Mohamed Souaré pour Guistat.com

