Les commissions Commerce et Mines de l’Assemblée nationale ont reçu mardi une délégation de cadres du ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME. Objectif : passer en revue les projets inscrits dans la loi de finances rectificative (LFR) 2026 en faveur dudit ministère. Au cours de cette séance de travail entre la délégation ministérielle et les députés des deux commissions, le rôle essentiel de l’Office national de contrôle qualité (ONCQ) a été longuement abordé.
Le directeur général de l’ONCQ a saisi l’occasion pour mettre en avant les efforts inlassables déployés par son service afin de lutter contre les produits impropres à la consommation. Il a toutefois souligné les difficultés auxquelles l’office est confronté, notamment le manque de moyens humains : selon lui, l’ONCQ ne dispose que de 300 agents, alors que les établissements à inspecter sont nombreux. Certains députés ont estimé que l’office manquait souvent à ses responsabilités dans la lutte contre les produits impropres à la consommation. « Souvent, vos agents renoncent à leur devoir en échange de l’argent qu’ils reçoivent de ceux qu’ils sont censés contrôler », a martelé un député.
Prenant la parole, la présidente de la commission Commerce a partagé sa propre expérience des produits impropres à la consommation. « Dans un passé récent, j’ai décidé de faire un don à un orphelinat. Les produits que j’avais achetés pour l’occasion étaient pourris lorsque nous les avons ouverts », a-t-elle témoigné.
La séance a également porté sur le moratoire de six mois concernant l’interdiction du plastique dans le pays. Le ministère a indiqué avoir travaillé à des alternatives, consignées dans un plan d’action dont la Primature détient une copie.
Mohamed Lamine Souaré pour Guistat.com

