Près d’un an après la mort d’un sous-lieutenant de la gendarmerie, tué lors des violences qui avaient précédé la présidentielle de 2025, l’enquête franchit une étape décisive. Douze suspects ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt, selon le parquet ivoirien.
L’affaire avait marqué les jours précédant le scrutin présidentiel de 2025. Le 20 octobre 2025, à cinq jours de l’élection, des hommes armés et encagoulés avaient dressé des barricades sur l’axe reliant Grand-Yapo à Agboville, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire. Une patrouille de gendarmerie dépêchée sur place avait alors été confrontée à des tirs.
Atteint à l’épaule et à l’abdomen, le sous-lieutenant de la gendarmerie avait succombé à ses blessures. Près d’un an plus tard, l’enquête connaît une avancée majeure. Selon le procureur de la République, Oumar Braman Koné, les investigations et les interrogatoires menés depuis les faits ont permis de remonter jusqu’au présumé auteur du tir mortel.
Ce dernier aurait reconnu les faits ainsi que l’utilisation de l’arme, identifiée comme étant une kalachnikov. Avec onze autres personnes, il a été déféré devant la section antiterroriste puis placé sous mandat de dépôt. Les douze suspects sont notamment poursuivis pour actes terroristes, attentat contre l’autorité de l’État et assassinat.
Ces inculpations interviennent dans le contexte des violences qui avaient marqué la période précédant l’élection présidentielle de 2025. Selon le bilan officiel du Conseil national de sécurité, ces troubles avaient fait onze morts et plus de 70 blessés.
Fatoumata Condé pour Guistat.com

