Alors que l’immigration clandestine demeure une préoccupation majeure pour la quasi-totalité des États africains, la xénophobie gagne du terrain sur le continent. De l’Afrique du Sud au Sénégal, en passant par le Mozambique, des Africains sont victimes de propos racistes et d’agressions, parfois jusqu’à la mort. Comment expliquer une telle haine entre frères africains ? La question reste, pour l’heure, difficile à trancher.
Le phénomène varie toutefois d’un pays à l’autre. En Afrique du Sud, les autorités observent souvent un silence radio face à la xénophobie. Au Sénégal, la réaction est différente : lors de la présentation de la déclaration de politique générale du gouvernement devant le Parlement, le Premier ministre a vigoureusement condamné cette haine envers les étrangers établis dans le pays. Dans cet État d’Afrique de l’Ouest, nombreux sont les Guinéens confrontés à la même situation.
En marge de la célébration en différé des Journées de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le chef de la diplomatie guinéenne est revenu sur la xénophobie grandissante en Afrique. Le Dr Morissanda Kouyaté a déploré les discriminations et les violences dont sont victimes certains ressortissants africains dans plusieurs pays du continent. Il a appelé à une solidarité panafricaine renouvelée. Cet appel lancé depuis Conakry aux dirigeants africains sera-t-il entendu ?
Mohamed Souaré, pour Guistat.com

