Le procès des huissiers de justice incarcérés et poursuivis devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) s’est ouvert mercredi 7 octobre 2026. Une situation qui avive les tensions avec la Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée (CNHJG).
Si la corporation avait agité la menace d’un préavis de grève et d’un boycott total des activités judiciaires, la CNHJG avait finalement indiqué qu’elle n’entendait pas y recourir. Mais cette option n’est plus exclue, au train où vont les choses.
Selon Me Lansana Bangoura, responsable de l’information et de la communication de la Chambre nationale, la CRIEF campe sur sa position et ne semble pas disposée à relâcher la pression. Face à cette fermeté, les huissiers n’excluent pas, à leur tour, de durcir le ton.
Pour l’heure, la Chambre dit vouloir privilégier la voie procédurale.
« Nous allons d’abord suivre la procédure avant toute décision. Nous informerons d’abord le ministère de tutelle », a confié Me Bangoura.
Réunis en assemblée générale ce jeudi 8 octobre au matin, les huissiers de justice doivent décider de la conduite à tenir pour exiger la libération de leurs confrères.
« C’est l’assemblée qui va décider, puisque nous allons nous retrouver ce matin pour tirer les conclusions. À l’issue de celle-ci, nous informerons l’opinion publique de nos prochaines actions », fait savoir Me Lansana Bangoura, responsable de l’information et de la communication de la CNHJG.
Me Sory Daouda Camara et Me Mandjou Sangaré sont poursuivis pour des faits présumés d’escroquerie au jugement, de faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques, d’usurpation de titre et de fonction, ainsi que de complicité. À la barre, les deux prévenus ont contesté les faits qui leur sont reprochés.
Les conclusions de cette assemblée sont très attendues et pourraient une nouvelle fois paralyser le fonctionnement des tribunaux.
Mamadou Saliou Camara, pour GuiStat.com.

