À la reprise de l’audience de ce jeudi 15 octobre 2026, la juridiction de jugement, statuant au nom des chambres réunies de la Cour suprême, a rejeté la requête en récusation de trois magistrats inscrits dans la composition de ladite Cour. Le président Ibrahima Sory 1 Tounkara a motivé ce rejet par le fait que les magistrats concernés ne pouvaient eux-mêmes se prononcer sur leur propre récusation dans le cadre de la procédure.
C’est dans ce contexte que le collège d’avocats de la défense d’Algassimou Diallo a également introduit une requête tendant à l’annulation de l’ordonnance de renvoi rendue contre leur client. Prenant la parole en premier, le procureur général, représentant le ministère public, a demandé à la Cour d’« écarter cette demande ».
À leur tour, les avocats de la défense ont fait valoir que l’instruction des faits attribués à l’accusé s’était déroulée en deux jours seulement. Selon eux, cette durée viole les articles 282, 396 et suivants du Code de procédure pénale, les délais de procédure n’ayant pas été respectés.
Dans son exposé, Me Faya Gabriel Kamano, avocat de la défense, a indiqué que la nullité invoquée « touche les droits et les intérêts » de l’ancien avocat général de la Cour suprême. Pour lui, l’application du Code de procédure pénale est « nécessaire » en la matière, et ce, poursuit-il, au-delà de la loi relative à la Cour suprême.
Dans le même sens, Me Amadou DS Bah a demandé, pour la défense de l’accusé, que soit ordonnée « sa libération pure et simple », afin de garantir le respect des droits d’Algassimou Diallo.
Dans sa délibération, la Cour suprême a rejeté la demande d’annulation de l’ordonnance de renvoi de l’accusé. Ainsi, Me Amadou DS Bah, portant la parole du collège des avocats, a annoncé la suspension de leur participation à la procédure.
Affaire à suivre.
Ansou Baïlo Baldé pour GuiStat.Com

