Alors que l’ordre constitutionnel n’est pas encore rétabli au Burkina Faso, au Mali et au Niger, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) semble prendre la mesure de la nécessité de faire preuve de flexibilité. Les émissaires de l’organisation sous-régionale ont rencontré, ce week-end à Dakar, ceux de la Confédération des États du Sahel (AES). Objectif : créer un environnement propice au rapprochement entre les deux entités.
La délégation guinéenne, conduite par le chef de la diplomatie, Dr Morissanda Kouyaté, a réaffirmé la volonté de Conakry de favoriser cette coopération. « Au nom de S.E. le général Mamadi Doumbouya, président de la République, le chef de la diplomatie guinéenne a activement contribué aux échanges. Il a réaffirmé devant ses homologues l’engagement de la Guinée en faveur de la paix, de la sécurité et de la fraternité en Afrique de l’Ouest », rapporte le ministère des Affaires étrangères.
À cette occasion, il a souligné que la Guinée avait été sollicitée pour désigner un négociateur en chef dans le cadre de cette coopération éventuelle, et que le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, avait donné son accord pour la désignation de M. Lansana Kouyaté. Il a également insisté sur la volonté de la délégation guinéenne de mettre l’expérience du pays au service de la stabilité sous-régionale.
Le département dirigé par Dr Morissanda Kouyaté indique, plus loin, que les deux parties ont salué l’esprit de fraternité, de respect mutuel et d’ouverture qui a marqué les discussions. Elles ont décidé de mettre en place des groupes de travail thématiques conjoints, chargés de conduire les échanges techniques en vue de l’élaboration d’un accord-cadre de coopération entre la CEDEAO et l’AES.
Mohamed Lamine Souaré pour Guistat.com
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