Le Parlement guinéen s’est prononcé, lors d’une plénière, sur l’accord de prêt de 300 millions d’euros destiné à financer la construction et le bitumage de la route nationale Labé–Tougué (148,860 km), de la bretelle Banti–Koubia (11,443 km) et d’un pont de 200 mètres sur le Bafing.
À cette occasion, le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a pointé la responsabilité de l’État dans l’arrêt de nombreux chantiers à travers le pays. « Pourquoi les projets s’arrêtent-ils ? Nous aimons nous défausser sur les entreprises. Les entreprises de BTP ont beaucoup de défauts, mais quand vous examinez à fond, vous verrez que, la plupart du temps, c’est l’État qui est défaillant. On commence à payer, on donne les avances de démarrage, l’entreprise se déploie pour commencer les travaux et, quelques années après, les financements s’arrêtent », a-t-il dénoncé.
Et d’ajouter : « L’entreprise ne peut pas continuer à supporter les coûts de déploiement ; elle démobilise. Et souvent, elle demande des avances de trésorerie à sa banque, qui, à un moment donné, refuse aussi de la financer parce qu’elle ne voit pas de retour. C’est un problème qu’on doit vraiment creuser, et il faut accélérer nos processus de décaissement. »
Mohamed Lamine SOUARÉ pour Guistat.com
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