La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a présenté, ce samedi 24 octobre 2026, le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 à l’Assemblée nationale. Mariama Ciré Sylla a annoncé un taux de croissance revu à la baisse, dans un contexte international marqué par la crise, et fait état de 44 225 milliards de francs guinéens (GNF) de recettes liquides mobilisées au 15 octobre, soit 85 % des prévisions de la loi de finances initiale (LFI) 2026.
Devant les députés, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a présenté les grandes orientations du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Elle a notamment indiqué que le taux de croissance avait été revu à la baisse en raison du contexte international marqué par la crise.
S’agissant des recettes liquides mobilisées à la date du 15 octobre 2026, Mariama Ciré Sylla a fait état de 44 225 milliards de GNF, soit 85 % des prévisions inscrites dans la loi de finances initiale pour 2026.
La ministre a également évoqué des ajustements au niveau des dépenses d’investissement, afin de tenir compte de la maturité des projets.
« Nous avons procédé à des ajustements au niveau des dépenses d’investissement afin de prendre en compte la maturité des projets. Plusieurs projets prévus cette année sont donc reportés à l’année prochaine, leur maturité devant encore être consolidée. Nous avons engagé les diligences nécessaires pour que ces projets soient prêts et puissent être lancés en 2027. Il a donc fallu répercuter ces ajustements dans la loi de finances rectificative. Nous avons une série de projets dans plusieurs secteurs. Mais il faut aussi souligner que de nombreux projets sont déjà en cours ; nous voulons privilégier leur exécution rapide afin d’obtenir des livrables clairs et des résultats concrets pour les populations », a indiqué la ministre, avant d’ajouter :
« Le président de l’Assemblée a fait référence à l’impératif d’accroître le taux d’absorption, qui est un défi ancien de plusieurs décennies auquel la Guinée, comme d’autres pays africains, est confrontée. Nous travaillons activement à accélérer les projets d’investissement. C’est notamment le rôle de notre dispositif, désormais opérationnel et déployé sur le terrain, qui identifie les projets confrontés à des défis, des retards ou des blocages, puis travaille avec les ministères sectoriels et l’administration centrale pour trouver des solutions et accélérer leur exécution. »
Poursuivant, elle a souligné que lorsque les projets sont matures, leur exécution est rapide. « Mais quand cela n’est pas fait, c’est une difficulté. C’est pourquoi nous avons alloué une dotation exceptionnelle à la CGP. Rien qu’en 2026, elle s’élève à plus de 150 milliards de francs guinéens, afin que la CGP puisse lancer plusieurs études l’année prochaine. Nous poursuivrons dans la même dynamique pour nous assurer que les études sont lancées, qu’elles sont prêtes et que les projets avancent et puissent être exécutés rapidement. Des renforcements de capacités seront également déployés, notamment dans le cadre de la réforme du budget-programme, qui vise à passer d’un budget fondé sur une logique de moyens, ce que l’on dépense à un budget fondé sur une logique de résultats. Des formations sont prévues, y compris dans les ministères sectoriels et pour tous les acteurs de la chaîne de la dépense, afin de garantir la maîtrise de cette réforme et d’en tirer des gains, tant en impact qu’en célérité dans l’exécution budgétaire », a-t-elle déclaré.
Mohamed Lamine Souaré pour Guistat.com
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