MCe mardi, 12 octobre, un élève de 3e a fait irruption au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne (Bouches-du-Rhône) muni d’un fusil de chasse. Il a blessé le principal et une enseignante avant d’être désarmé. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative d’assassinat.
Il était environ 09h25 lorsque la routine du collège Joseph-Lakanal, situé à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône, bascule dans l’horreur. Un élève de l’établissement, âgé de 14 ans et scolarisé en classe de 3e, franchit les portes de son collège. Dissimulée dans un étui de guitare, il transporte une arme longue : un fusil de chasse.
Selon les premières déclarations de la procureure adjointe de Marseille, Audrey Jouaneton, le jeune garçon se dirige immédiatement vers le premier étage de l’établissement. Là, il sort l’arme de son étui et ouvre le feu en direction de deux personnes présentes dans le hall : le principal et une professeure.
Touchés au niveau des membres inférieurs, les deux adultes sont blessés. Malgré la panique, la situation reste sous contrôle. L’adolescent poursuit sa course et monte au deuxième étage, où il procède à « deux autres séquences de tir ». La première vise le sol, à côté d’un professeur. La seconde est dirigée vers une salle de classe occupée ; le tireur vise alors le tableau.
C’est à ce moment qu’un membre du personnel intervient pour désarmer le collégien. « Le sang-froid et la réaction exemplaire de l’équipe éducative ont permis d’éviter le pire », a salué Emmanuel Macron sur le réseau social X, adressant sa « pleine solidarité » aux victimes, aux élèves et aux parents.
Alors que l’émotion est vive, les autorités tentent de comprendre les motivations du jeune homme. Selon les premières informations recueillies, l’élève n’a proféré aucune parole permettant d’anticiper son passage à l’acte. Il n’est pas connu des services de police pour des faits de délinquance ou de radicalisation.
Interrogée sur un éventuel lien avec le mouvement lycéen actuel, la procureure adjointe a écarté cette piste, précisant que l’acte semblait isolé. L’enquête, menée par les enquêteurs en lien avec le préfet des Bouches-du-Rhône, se concentre désormais sur un point crucial : comment ce jeune adolescent a-t-il pu se procurer cette arme et la transporter jusqu’au sein de l’établissement ?
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, se sont rendus sur place dans la matinée pour soutenir le personnel et faire le point sur la situation. Une cellule psychologique a été mise en place pour accompagner les élèves et les enseignants, profondément choqués par cet événement.
Les deux victimes, hospitalisées, sont hors de danger. Le jeune tireur a été placé en garde à vue.
Fatoumata Condé pour Guistat.com

