Dans un décret lu à la télévision nationale guinéenne, le président Mamadi Doumbouya a déclassifié plusieurs zones afin de permettre à leurs habitants d’y vivre sans crainte. Il s’agit de Wanidara, Simbaya et Kassa. Pour des activistes des droits humains, cette décision s’inscrit dans le respect des principes humanitaires.
Mamadou Kaly Diallo, membre de la Baïonnette intelligente, se réjouit de la décision du chef de l’État. « C’est un grand soulagement pour moi et pour les citoyens vivant dans ces zones. Vous savez qu’il relève du pouvoir régalien du président de la République de prendre des décrets sur des sujets aussi sensibles concernant ces zones classées comme réserves de l’État. Si aujourd’hui un décret déclassifie ces zones, nous disons que c’est une grande satisfaction pour les populations, parce qu’une peur les dominait. Des rumeurs circulaient un peu partout, selon lesquelles on allait récupérer ces zones. Si cela intervient en ce moment, c’est un grand soulagement. Aujourd’hui, cela crée un sentiment de sécurité dans ces localités. Les habitants peuvent dorénavant dire qu’ils ont acquis des terres juridiquement légales, qui deviennent des propriétés privées. »
Poursuivant, le défenseur des droits de l’homme affirme que l’acte du chef de l’État s’inscrit en droite ligne du respect des droits des citoyens, notamment en matière de logement. « Vous savez que le droit à un logement, à un environnement sain, entre autres, relève des droits de la troisième génération. Ces droits sont particulièrement protégés. Les droits civils et politiques sont de la première génération. Lorsqu’il y a expropriation, nous parlons souvent de droits. L’État a le droit de prendre tout domaine pour cause d’utilité publique, mais la loi précise que cela doit se faire à condition d’un dédommagement préalable. »
Selon le contenu du décret, plus de 750 hectares de terres sont concernés par la décision de restructuration pour utilité privée à Wanidara, Simbaya et sur l’île de Kassa.
Ansou Baïlo Baldé pour Guistat.com

