Poursuivi pour des faits présumés de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, de discrimination et d’association de malfaiteurs, l’ancien avocat général a indiqué à la Cour qu’il ne pouvait pas comparaître sans ses défenseurs. Le parquet général s’est engagé à faciliter leur contact.
L’audience a été ouverte à 10 h 50, ce vendredi 16 octobre 2026, avant la lecture du rôle par le greffier. Le président des chambres réunies de la juridiction de jugement, Ibrahima Sory 1 Tounkara, a demandé à l’accusé, Algassimou Diallo, s’il pouvait assurer sa défense en l’absence de ses avocats, qui ont annoncé la suspension de leur participation à l’état actuel de la procédure.
En réponse, Algassimou Diallo a déclaré à la Cour qu’il ne pouvait pas passer à la barre sans ses avocats. Il a expliqué n’avoir pas eu d’échanges avec ses défenseurs après l’annonce de leur suspension, ce qui l’empêcherait, selon lui, de comprendre les motifs de cette décision.
Le parquet général de la Cour suprême s’est alors engagé à veiller à ce que l’accusé entre en contact avec ses avocats. Sidy Souleymane N’Diaye a assuré que toutes les dispositions seraient prises, en collaboration avec l’administration pénitentiaire, pour que ce contact ait lieu. Selon le représentant du ministère public, cette démarche s’inscrit dans le respect des dispositions légales en matière criminelle.
Le président des chambres réunies a renvoyé l’audience sine die afin de permettre la mise en œuvre de ce contact entre l’accusé et ses avocats.
Pour rappel, Algassimou Diallo, ancien avocat général, est poursuivi pour des faits présumés de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, discrimination et association de malfaiteurs ».
L’accusé retourne donc en prison, en attendant qu’une nouvelle date soit annoncée pour la reprise du procès.
Ansou Bailo Baldé pour GuiStat.com

