Face aux interrogations suscitées par l’organisation du concours d’intégration à la fonction publique et par le statut des enseignants contractuels, Mohamed Ansa Diawara, porte-parole du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, apporte des clarifications.
Interrogé sur le profil des candidats éligibles, le porte-parole du ministère s’est voulu catégorique. Selon lui, le mot « contractuel » s’applique à l’ensemble des agents concernés, sans distinction géographique ni catégorielle.
« Je crois que quand on dit contractuel, on n’a pas spécifié. Qu’on soit contractuel de Conakry ou enseignant communautaire, ce concours-là est ouvert pour eux », a-t-il précisé.
Pour illustrer l’ampleur du dispositif, il met en avant le cas de la région de Kindia, devenue le principal pôle d’évaluation pour les candidats issus de la capitale et de ses environs.
« Quand vous prenez le centre de la région de Kindia, vous verrez que c’est le plus grand centre, parce que tous ceux qui ont un contrat aux environs de Conakry viennent composer à Kindia. Donc c’est tout le monde qui est concerné, personne n’est exclu. Du moins pour l’instant », insiste Mohamed Ansa Diawara.
Alors que le besoin en personnel enseignant demeure pressant, surtout à l’intérieur du pays, la question de la prise de fonction des futurs admis se pose avec acuité. À ce sujet, la position du ministère est claire : le porte-parole du département en charge de l’éducation rassure qu’il n’y aura aucun temps mort entre la réussite au concours et l’affectation sur le terrain.
« Justement, nous avons besoin des enseignants. Les écoles sont ouvertes et il faut qu’elles soient occupées. Dès que ces enseignants seront recrutés, ils seront automatiquement envoyés dans les écoles », a-t-il précisé.
Mohamed Ansa Diawara a également rappelé la cible exclusive de cette session d’évaluation : « Le concours est strictement réservé aux enseignants contractuels ainsi qu’aux diplômés de l’ISSEG et des ENI. »
Pour rassurer sur la capacité opérationnelle des candidats déjà en poste, il souligne que les enseignants contractuels sont d’ores et déjà en situation de classe. Quant au renforcement de leurs compétences, « une formation continue est organisée annuellement par une direction de notre département. C’est une mise à niveau qui peut être faite à tout moment », a-t-il conclu.
Yamoussa Cheick Camara, pour Guistat.com
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