Condamné à mort pour la fusillade de Fort Hood, qui avait fait 13 morts en 2009, l’ancien psychiatre militaire Nidal Hasan pourrait être exécuté par peloton d’exécution et sa mise à mort retransmise en direct. Une perspective inédite depuis 1945 qui provoque un tollé international.
L’armée américaine envisage de rendre publique et de diffuser en direct l’exécution de Nidal Hasan, ancien psychiatre militaire condamné à mort pour avoir tué 13 personnes, dont 12 soldats, lors d’une fusillade sur la base militaire de Fort Hood, au Texas, en novembre 2009.
Selon un responsable du ministère américain de la Défense cité par l’AFP, l’exécution par peloton d’exécution sera diffusée en direct. Les modalités précises de cette retransmission doivent encore être communiquées. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a également affirmé que Nidal Hasan serait exécuté par des soldats et que le public pourrait assister à la mise à mort.
Condamné à mort en 2013, Hasan avait ouvert le feu dans un centre médical de Fort Hood. L’attaque avait fait 13 morts et plusieurs dizaines de blessés. Il avait ensuite été reconnu coupable et condamné à la peine capitale.
Selon le Pentagone, cette exécution constituerait la première mise à mort d’un militaire américain par peloton d’exécution depuis celle d’Eddie Slovik, en 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale.
La décision de diffuser l’exécution provoque une réaction particulièrement ferme du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. L’organisation estime qu’une exécution publique, y compris lorsqu’elle est retransmise en direct, constitue un traitement cruel, inhumain ou dégradant. Elle considère également qu’une telle pratique pourrait violer l’interdiction absolue de la torture ainsi que le droit à la vie.
Cette polémique relance ainsi le débat sur la peine de mort, mais aussi sur les limites éthiques de la diffusion publique d’une exécution. Entre volonté d’exemplarité affichée par les autorités américaines et condamnation internationale au nom des droits humains, l’exécution de Nidal Hasan s’annonce donc comme un événement hautement controversé.
Fatoumata Condé pour Guistat.com

