La Guinée veut accélérer la mise en œuvre de son programme Simandou 2040. Dans cette dynamique, Conakry attache du prix au contact régulier avec ses partenaires techniques et financiers. Cette collaboration s’est notamment matérialisée par la visite en Guinée du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. Au menu de cette visite : le renforcement des axes de partenariat stratégique entre l’institution financière et la Guinée.
Une occasion saisie par la ministre guinéenne de l’Économie, des Finances et du Budget pour évoquer avec l’émissaire le lancement d’un nouveau Cadre de partenariat pays 2027-2033 entre la Guinée et le Groupe de la Banque mondiale.
« La Guinée a engagé des réformes structurantes, notamment autour de Simandou 2040, avec l’ambition de diversifier l’économie, créer davantage d’emplois et renforcer la participation du secteur privé. Le pays poursuivra ses réformes et compte sur le Groupe de la Banque mondiale pour stimuler le secteur privé », a martelé Mariama Ciré Sylla.
Un message qui semble tomber dans de bonnes oreilles. L’émissaire de la Banque mondiale n’a cependant pas manqué de recommandations à l’endroit de la Guinée. Selon le ministère de l’Économie, Ousmane Diagana s’est dit impressionné par les infrastructures de Moribayah. Il a surtout insisté sur l’importance de créer les conditions favorables pour accélérer ce partenariat.
Alors que les perspectives de croissance sont estimées à 9 % l’an prochain, le responsable de l’Institution de Bretton Woods a appelé à des réformes audacieuses pour créer des emplois et valoriser le capital humain.
Derrière les échanges diplomatiques, l’enjeu est clair pour Conakry : transformer les promesses de croissance, portées notamment par le mégaprojet Simandou, en emplois durables et en compétences locales. La Banque mondiale semble vouloir accompagner cette ambition, mais à condition que les réformes结构antes soient poursuivies et que le climat des affaires s’améliore.
Le futur Cadre de partenariat pays 2027-2033 devrait permettre de traduire ces priorités en engagements concrets. Pour la Guinée, le rendez-vous est double : rassurer les partenaires techniques et financiers et accélérer les chantiers de diversification économique. La balle est désormais dans le camp des autorités guinéennes, appelées à passer des intentions aux actes pour créer des emplois et valoriser le capital humain.
Mohamed Souaré pour Guistat.com

