Il s’agit d’un montant de 78 milliards de francs guinéens (GNF) incriminés contre Mandian Sidibé et ses deux coprévenus, à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Ce vendredi 30 octobre 2026, seul l’ex-directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Mandian Sidibé, a été interrogé devant la chambre de jugement de la juridiction.
Face aux différentes questions posées, le prévenu a nié toutes les charges retenues contre lui. Pour faire la lumière sur la gestion menée pendant les 36 mois à la tête de l’OGP, l’avocat de l’État dans ce dossier a posé plusieurs questions au prévenu. À la sortie de l’audience, Maître Aimé Christophe Labilé Koné a déclaré :
« En me fondant sur le rapport de l’Inspection générale de l’État, sur les déclarations de Mandian et sur les réponses qu’il a données aux questions posées, je pense qu’il y a une fuite en avant. Il ne rejette pas le rapport en bloc : il fait valoir qu’il n’a pas été interrogé et que sa version des faits n’a pas été recueillie pendant son interrogatoire. Mais, quelque part, il reprend à son compte certaines conclusions de ce rapport. Donc, il choisit de souffler le chaud et le froid », dénonce l’avocat de l’État.
De son côté, l’avocat de Mandian Sidibé s’est dit satisfait des réponses données par son client au cours de l’audience. Maître Sékou Traoré l’a réitéré dans sa communication :
« Une satisfaction totale, parce que vous avez suivi les débats. Aujourd’hui, nous avons l’occasion de nous exprimer librement sur ce débat qui a fait grand bruit dans la cité. Aujourd’hui, nous avons l’occasion de donner notre part de vérité. En tout cas, au vu des débats que vous avez suivis, vous comprendrez que tout ce qu’on a dit sur nous n’est pas fondé. Mais nous laissons quand même la Cour donner une appréciation souveraine des débats et des moyens que nous allons développer pendant notre plaidoirie. Pour l’instant, disons qu’aujourd’hui, c’était une journée de satisfaction », se réjouit l’avocat de la défense.
Dans cette procédure judiciaire, Mandian Sidibé et ses deux coprévenus sont poursuivis pour des faits présumés de « détournement de deniers publics, abus de fonction, corruption, atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics, usage illicite de biens par l’octroi d’avantages injustifiés, concussion et complicité ».
Ansou Bailo Baldé pour GuiStat.com
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