Depuis l’entrée en vigueur, le 20 septembre 2026, du décret interdisant certaines catégories de plastiques à usage unique, le quotidien des ménages guinéens s’est fortement compliqué. L’achat d’eau minérale et l’utilisation des sacs en plastique sont devenus particulièrement problématiques, entraînant une hausse exponentielle des prix des denrées alimentaires à travers le pays.
Pour atténuer cet impact économique, l’Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée (UDCG), par la voix de son président M’Bany Sidibé, a adressé une lettre officielle au Premier ministre, chef du gouvernement, le 28 septembre 2026. L’organisation lui demande de plaider auprès du président de la République pour l’instauration d’un moratoire d’un an supplémentaire.
Cette période de grâce viserait à instaurer une « transition écologique progressive » plutôt qu’une rupture brutale.
Au cœur du problème : l’absence de solutions de rechange. L’UDCG souligne que les alternatives durables ou biodégradables restent rares, voire inexistantes pour certaines catégories de produits sur le marché guinéen, laissant les consommateurs sans option viable.
Qualifiant la situation actuelle de « difficulté artificielle », l’association appelle l’ensemble des citoyens à la solidarité, à l’union et à la patience. Son président, M’Bany Sidibé, conclut son appel en rappelant la priorité absolue de son combat : « La santé et la vie des consommateurs avant la protection de l’environnement », a-t-il fait valoir.
Moussa Camara pour Guistat.com

