Alors que des rumeurs avaient circulé prématurément dans la presse et sur les réseaux sociaux concernant l’incarcération du Directeur général du Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI), le parquet spécial près la cour de répression des infractions économiques et financières, a apporté des clarifications officielles ce jeudi, 14 octobre 2026.
Initialement visés par une enquête judiciaire conduite par la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale (DCIJ-GN), Lansana Diawara et Mamoudou Kourouma, comptable et agent comptable par intérim du FDSI, avaient été placés en garde à vue par les officiers de police judiciaire.
Face aux interrogations sur la durée de cette détention, le parquet spécial explique que le délai légal a été prolongé en raison de soupçons de blanchiment de capitaux, conformément à l’article 134 du Code de procédure pénale.
Le parquet a également tenu à rappeler qu’une garde à vue ne doit pas être confondue avec un mandat de dépôt, ce dernier relevant exclusivement de l’autorité judiciaire.
Ce jeudi, à l’issue des investigations, le dossier a été formellement déféré au parquet spécial. Après examen, le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, a décidé d’ordonner le placement sous mandat de dépôt des deux cadres à la maison d’arrêt et de correction de Coyah.
Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions graves qui s’ouvrent sur le détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Le parquet spécial précise que cette décision d’incarcération s’est déroulée en présence des avocats des mis en cause, garantissant le respect de leurs droits et de la présomption d’innocence. L’organe de poursuite, réaffirme son engagement à mener cette procédure ainsi que l’ensemble de ses enquêtes dans le strict respect des principes fondamentaux du procès pénal, en attendant la tenue prochaine d’un procès.
Yamoussa Cheick Camara pour Guistat.com
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