Depuis plusieurs mois, la junte bissau-guinéenne fait face à une série d’événements majeurs. Entre l’interdiction d’entrée dans le pays visant le président déchu Umaro Sissoco Embaló et le désarmement de ses hommes, les autorités militaires se heurtent à un nouveau front. À deux mois de l’élection présidentielle, vingt-quatre personnalités politiques et militantes du Sénégal, du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau pressent la CEDEAO de mettre fin à la transition.
Dans une lettre ouverte appelant à « une initiative urgente en faveur du rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau », les signataires décrivent une situation préoccupante dans le pays. Parmi eux figurent d’éminentes personnalités politiques et militantes, notamment Aristides Gomes et António Gualberto, respectivement anciens Premiers ministres bissau-guinéen et cap-verdien, ainsi que l’historienne Iva Cabral, fille d’Amílcar Cabral.
Lors du dernier sommet de l’organisation ouest-africaine, la nécessité d’un retour à l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau figurait également à l’ordre du jour. Pour les signataires de la lettre ouverte, les résolutions de la CEDEAO doivent être appliquées. Pour ce faire, le Sénégal, qui joue le rôle de médiateur et assure la présidence tournante de l’institution, est de plus en plus interpellé. En outre, les signataires invitent le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, à « user de son influence » pour que les décisions adoptées à Freetown « ne restent pas lettre morte ».
Par Mohamed Lamine Souaré, pour Guistat.com
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