Les insurgés houthis, que Riyad accuse d’être soutenus par l’Iran, multiplient les attaques contre l’Arabie saoudite. Après avoir revendiqué des tirs de missiles et de drones contre l’aéroport international King-Khalid de Riyad et celui d’Abha, dans le sud-ouest du royaume, ils ont annoncé, jeudi 8 octobre, avoir de nouveau visé l’aéroport de la capitale saoudienne, réitérant « pour la dernière fois » leur appel aux compagnies aériennes à éviter le pays.
Au moins trois personnes ont été tuées et près de quarante autres blessées, mercredi 7 octobre, dans des attaques revendiquées par les Houthis. Riyad promet des représailles contre les insurgés yéménites, alors que les combats s’intensifient au Yémen, où plus de 200 000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des hostilités en juillet.
Les Houthis ont annoncé, ce jeudi encore, avoir de nouveau frappé l’aéroport de Riyad. Ils ont également appelé le personnel des sites pétroliers saoudiens à quitter les lieux pour éviter d’être pris pour cible. La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a indiqué sur X avoir intercepté deux missiles tirés par les Houthis vers la capitale saoudienne, où de fortes explosions avaient été entendues quelques heures plus tôt. Le trafic aérien y est perturbé depuis plusieurs jours.
Certaines compagnies européennes, dont Air France et Lufthansa, ont suspendu leurs vols jusqu’à la fin octobre au moins, rapporte RFI. La compagnie nationale Saudia continue, en revanche, d’assurer ses liaisons, malgré les retards et les perturbations provoqués par les interceptions de drones et de missiles.
Dans un communiqué publié tôt ce jeudi, Riyad a assuré que ces attaques ne resteraient pas « impunies ». La coalition a annoncé avoir détruit, en représailles, 82 cibles militaires houthies qu’elle qualifie de « légitimes », ainsi que la rampe de lancement de missiles balistiques utilisée pour l’attaque contre l’aéroport de Riyad.
Le conflit entre les Houthis, qui contrôlent Sanaa et une large partie du Yémen depuis 2014, et le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, soutenu par Riyad, s’est intensifié en juillet après une relative accalmie. Il constitue désormais l’un des fronts de la guerre au Moyen-Orient.
Yahya Diallo, Guistat.com

