La salle d’audience du tribunal de première instance de Labé était archi-comble pour le procès de 16 personnes, dont une femme, poursuivies pour des faits présumés de détention, de consommation et de recel de chicha. Les prévenus ont tous nié les faits qui leur sont reprochés, affirmant qu’ils se trouvaient « au mauvais endroit et au mauvais moment ».
L’affaire fait suite à une opération des services de sécurité menée dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026 dans plusieurs locaux à usage collectif de Labé. Des produits liés à la chicha y ont été saisis et plusieurs personnes interpellées. Selon le ministère public, les prévenus ont été trouvés dans des boîtes de nuit et des « chicha lounges » où des appareils liés à la chicha ont été saisis.
Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le TPI de Labé, Mohamed Samoura, a demandé que les trois gérants de boîtes de nuit soient retenus dans les liens de culpabilité pour contrebande de la chicha, consommation de chicha et omission d’afficher l’avis d’interdiction de fumer dans les locaux à usage collectif. Il s’agit de Mamadou Adama Diallo, gérant de Wali Lounge ; Mamadou Habib Diallo, gérant de la boîte de nuit Albatros ; et Albert Haba, gérant de Rama Boss. Pour chacun, le parquet requiert 6 mois d’emprisonnement ferme et 5 millions de francs guinéens d’amende.
Le procureur a également demandé de retenir Mamadou Mafouze Diallo pour détention et consommation de substance psychotrope, ainsi que pour consommation de chicha dans des locaux à usage collectif. Il lui est notamment reproché la détention de sept boules d’une substance psychotrope. Le parquet sollicite à son encontre 5 mois d’emprisonnement ferme et 5 millions de francs guinéens d’amende.
Pour les douze autres prévenus, Aissatou Diallo, Ousmane Diallo, Mamadou Mountagha Diallo, Amadou Dian Barry, Mamadou Aliou Diawara, Amadou Gadjiko, Mamadou Alpha Diallo, Ibrahima Kalil Barry, Alghassimou Barry, Daouda Baldé, Amadou Dian Barry et Mamadou Tanou Sow, le ministère public requiert une peine de 3 mois d’emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de francs guinéens chacun, pour recel et consommation de chicha.
Le procureur a aussi demandé au tribunal d’ordonner la confiscation et la destruction des objets saisis, aux frais des condamnés. Après les réquisitions du parquet et les demandes de clémence des prévenus, le président du tribunal, Boubacar Barry, a mis l’affaire en délibéré à 19 heures 10. La décision sera rendue le lundi 19 octobre 2026.
Labé, Bachir Diallo pour Guistat.com

