Mamadou Saliou Diakité a officiellement pris ses fonctions de président de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Une cérémonie de passation de services et d’installation a été organisée à cet effet, en présence de plusieurs personnalités du secteur de la justice et des membres du gouvernement.
Dans son allocution, le nouveau président de la CRIEF a d’abord remercié le président de la République pour la confiance placée en sa personne afin de diriger cette institution judiciaire. Il a toutefois affirmé mesurer la portée de la mission qui lui est confiée.
« Mesdames et Messieurs, je mesure toute la portée que revêt la prise de la tête de cette Cour : c’est un insigne honneur et une haute responsabilité, quand on évalue le crédit que les plus hautes autorités de notre pays lui accordent. En créant une juridiction spécialisée sur les infractions économiques et financières, Son Excellence Monsieur le Président de la République a voulu concrétiser sa volonté de faire de la justice un levier qui guide la vie nationale. Nous restons convaincus, avec lui, qu’aucune ambition de développement ne saurait reléguer la lutte contre la corruption et les infractions assimilées au second plan. Car, face à la corruption, le budget, qui est, selon les spécialistes des finances publiques, l’expression chiffrée de la politique d’un État, ressemblerait à un tamis fortement troué que l’on ambitionnerait de remplir d’eau. Et vous savez que cet exercice est pratiquement impossible : il est irréalisable de remplir d’eau un récipient troué, tout comme il est logiquement impossible de faire émerger une économie gangrenée par la corruption », a insisté le magistrat promu à la CRIEF.
Mamadou Saliou Diakité promet de s’inscrire dans la continuité des acquis de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières.
« Mesdames et Messieurs, en prenant les rênes de cette juridiction, nous ambitionnons d’inscrire nos actions dans la pérennisation des acquis, tout en répondant aux exigences légitimes de nos concitoyens. Nous entendons particulièrement garantir aux justiciables de cette institution une justice moderne, transparente, équitable et rendue dans le strict respect du délai raisonnable. Nous promettons que la CRIEF restera pleinement engagée dans la lutte contre les crimes économiques et financiers, et nous rassurons qu’elle agira dans le strict respect des principes du procès pénal », a promis le nouveau président de la CRIEF.
Mamadou Saliou Diakité prend la présidence de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières en remplacement de Kova Zoumanigui, qui assurait cette fonction depuis janvier 2024. Il convient de rappeler que le nouveau président de la CRIEF était jusque-là président du tribunal de première instance de Kankan, avant sa nomination, le 21 octobre 2026, par décret du chef de l’État, Mamadi Doumbouya.
Ansou Bailo Baldé pour GuiStat.com
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