Lors d’un point de presse organisé dans la soirée du lundi 26 octobre 2026, le rectorat de l’Université de Labé a apporté des précisions sur les dortoirs de l’institution. Selon nos informations, l’université compte à ce jour 6 538 étudiants, bien que ces chiffres ne soient pas encore consolidés.
D’entrée, le recteur de l’Université, le docteur Mohamed Sow, est revenu sur les statistiques des étudiants orientés cette année vers son institution. « Il y a quatre ou cinq ans, l’Université de Labé tournait autour de mille et quelques étudiants. Ces dernières années, notamment en 2025-2026, nous étions à 1 639 étudiants orientés à Labé. Cette année, nous avons près de 3 900 étudiants », a-t-il expliqué.
La communauté estudiantine est d’environ 7 000 étudiants, tandis que la population locale de Hafia est estimée à environ 3 000 habitants, d’où les difficultés pour les étudiants à trouver des logements. « La communauté estudiantine est autour de 7 000 étudiants. Faites le calcul et vous comprendrez que la contrainte est réelle. Une commune d’environ trois mille âmes accueille d’un coup sept mille personnes, sans qu’il n’y ait au préalable une préparation des moyens de la commune. À l’Université, on est certes préparé, mais on sait aussi qu’on n’a pas les moyens de tout résoudre. On s’évertue néanmoins à prendre les dispositions en anticipant au maximum », a-t-il ajouté.
« Hafia est une zone rurale éloignée des deux grandes villes qui nous entourent, dont Pita et Labé. Ce n’est pas souhaitable pour nous-mêmes que nos étudiants aillent habiter là-bas. La capacité des dortoirs ne sera jamais suffisante pour absorber tous les étudiants orientés à l’Université. Les logements étudiants disponibles sont payants, quasiment au prix du marché. Avant la livraison des nouveaux bâtiments, nous avons actuellement une capacité de 864 places, dont 483 occupées à ce jour. Le tarif mensuel est de 10 000 FG. Si vous aviez bien regardé, chers collègues et amis des médias, vous auriez vu qu’au niveau des dortoirs, il y a des places disponibles. Vous n’auriez peut-être pas pris un étudiant qui a son sac sur un tabouret au marché et qui dit qu’il dort là-bas et qu’on ne lui a proposé aucune solution. Je l’aurais dit, mais pourquoi n’avez-vous pas pris la proposition disponible au niveau des dortoirs ? » s’est-il interrogé.
Labé, Bachir Diallo pour Guistat.com.

