Fana Soumah signe son retour, tandis que Ramatoulaye Camara fait son entrée au gouvernement. Deux personnalités qui vont désormais faire face à d’importants défis, respectivement au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, et au ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. Ces promotions font réagir les acteurs de la société civile, à l’image de Yamoussa Bangoura, membre du conseil d’administration du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC).
L’acteur de la société civile a salué la décision du chef de l’État, Mamadi Doumbouya. « Franchement, je salue d’abord le décret du président de la République qui vient encore une fois réconforter la position du ministre Fana Soumah. Parce qu’il était passé à la présidence à un moment donné. Et il revient encore à ce département politique, stratégique et très sensible. Je pense bien qu’il connaît ce département et qu’il pourra aussi poursuivre les chantiers qu’il n’avait pas achevés lorsqu’il était là-bas, mais également ceux laissés par le ministre sortant, Mourana Soumah. Avec Fana, nous osons croire qu’il sera à la hauteur des attentes, parce qu’il connaît le département. C’est un département qui a besoin d’apaisement et d’une bonne gestion de la presse. Il est expérimenté dans ce domaine. Il faut donc asseoir un climat de confiance avec l’ensemble des acteurs des médias », souligne-t-il.
Il ajoute que le ministre Fana Soumah fera face à de nombreux défis au sein du département de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. « Il fera face aux défis du numérique. Il devra se lancer pour être à la hauteur des attentes. Je veux parler notamment de l’accès à Internet, à la fibre optique, mais aussi du cadre juridique de la presse en ligne. Cela fait deux ans que la presse en ligne souffre pour la révision de cette loi. Avec ce chantier, il va non seulement rétablir la confiance et se positionner, mais il va aussi se fixer des défis », lance l’acteur de la société civile.
Sur la nomination de Ramatoulaye Camara, Yamoussa Bangoura salue l’arrivée d’une personnalité qui, selon lui, connaît bien la maison. Il s’agit de la nouvelle ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. « C’est une dame technicienne de la maison. Elle n’a pas été parachutée pour être à ce poste. Elle a été secrétaire générale, puis elle a assuré l’intérim pendant 66 jours, si je ne me trompe pas. J’ose croire qu’elle peut être en mesure de relever les défis. Et c’est un département aussi sensible, parce que c’est un département où il y a le social, et la présence d’une dame là-bas peut être un atout pour relever les défis », salue Yamoussa Bangoura.
Pour sa part, la nouvelle ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale aura à relever les défis de l’employabilité des jeunes, notamment avec le projet Simandou, estime l’acteur de la société civile. « Les défis, les chantiers et les ambitions qu’elle aura, c’est le Code du travail. La Guinée mérite aujourd’hui une loi plus attractive dans le domaine du travail. Mais elle est aussi face à un gigantesque projet, le Simandou. Cela concerne l’employabilité des jeunes. Dans ce domaine, je veux parler de la qualification des jeunes pour être à la hauteur des attentes, c’est-à-dire pouvoir trouver un emploi en adéquation avec leur formation. Je me dis qu’avec cette dame, nous pouvons espérer, parce qu’elle n’est pas nouvelle dans la maison », exprime le membre du conseil d’administration du CNOSC.
Pour rappel, Fana Soumah et Ramatoulaye Camara remplacent respectivement Mourana Soumah et Mory Condé, limogés en août 2026 par décret du président Mamadi Doumbouya.
Ansou Bailo Baldé pour GuiStat.com
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