Comme annoncé précédemment dans l’un de nos articles, Mohamed Soumah, l’un des manifestants interpellés mercredi soir et conduit au commissariat central de Matoto, a recouvré sa liberté dans la soirée de ce jeudi, après 24 heures de garde à vue.
Il lui est reproché d’avoir mené une manifestation contre le marquage des magasins au grand marché de Matoto. L’intéressé est désormais rentré chez lui.
Joint par notre rédaction juste après sa libération, il revient sur les conditions de sa sortie :
« C’est fini, le programme est fini, je suis libéré. Les gens sont venus, mes camarades sont venus. On m’a simplement demandé de prendre l’engagement que, si les gens manifestent, je serai tenu pour responsable. Je leur ai dit que je ne peux pas prendre cet engagement : c’est le marché, les gens peuvent manifester à tout moment. Le commissaire a été clair avec moi ; il m’a dit de me retirer de cette affaire », explique-t-il.
Éprouvé par cette interpellation, le manifestant annonce qu’il se met en retrait :
« Moi, je reste à ma place. Cette affaire-là, c’est une affaire de complicité. Quand tu dis à l’ensemble “sortons”, vous sortez ; quand vous dites “reculez”, tout le monde recule. Je suis derrière les gens, mais je ne vais pas dire maintenant aux gens : faites ceci ou cela », a conclu M. Soumah.
Pour rappel, il est reproché à Mohamed Soumah d’avoir fait appel à la presse pour couvrir la manifestation des femmes contre le marquage des boutiques. Des faits qualifiés par les autorités de trouble à l’ordre public.
Mamadou Saliou Camara pour GuiStat.com

