À la suite du déclassement de plus de 300 hectares à Wanindara, une délégation d’habitants a été reçue par le chef du gouvernement, Amadou Oury Bah. Si la restitution des terres suscite la satisfaction, les habitants demandent à être accompagnés et encadrés face aux risques de convoitise et de manipulation.
Satisfaits, mais pas totalement rassurés. Telle est la position des habitants de Wanindara après le déclassement de plus de 300 hectares au profit de la localité. Une délégation, conduite auprès du chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a tenu à exprimer sa gratitude tout en formulant une demande d’accompagnement.
Selon Fofa Bira Manet, porte-parole de la délégation, les populations se réjouissent de la restitution de leurs terres, mais redoutent que celles-ci soient à nouveau convoitées. Il a donc lancé un appel au gouvernement.
« Aujourd’hui, Monsieur le Premier ministre, on nous a rendu plus de 300 hectares. Les citoyens sont contents. Mais nous sommes venus encore vous demander, vous prier de nous accompagner, de nous encadrer. Car les gens sont derrière, ces gens qui sont habitués à convoiter les petits lopins. Nos pauvres citoyens, entre nous, nous sommes des maçons, des ménagers, et la plus grande partie de Wanindara, c’était des chasseurs. On ne peut pas dire plus que le mot merci », a-t-il déclaré.
Dans le même élan, le porte-parole de la jeunesse de Wanindara a assuré le gouvernement de l’engagement des jeunes à ses côtés. Boubacar Diogo Diallo a notamment promis de résister à toute tentative de manipulation.
« Nous promettons de ne jamais céder à la manipulation et nous nous montrons très disposés à vous accompagner, à accompagner tout le gouvernement, à accompagner le processus d’aménagement », a martelé Boubacar Diogo Diallo.
Mohamed Lamine Souaré, pour Guistat.com
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