Au moins 109 migrants ont péri et plus de 116 autres sont portés disparus après le naufrage de leur embarcation, dans la nuit du 8 au 9 octobre au large de Djibouti, a indiqué l’Organisation des Nations unies ce dimanche 11 octobre.
Selon des survivants, le bateau transportait près de 350 personnes de Djibouti vers le Yémen. Il a chaviré au large de la ville djiboutienne d’Obock.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) est sur le terrain pour apporter une aide d’urgence. « C’est une perte humaine dévastatrice », a déclaré Alexandre Coissac, chef de mission de l’OIM à Djibouti.
Toutes les victimes sont de nationalité éthiopienne. Chaque année, des centaines de milliers de personnes quittent l’Éthiopie pour emprunter la route migratoire dite « de l’Est », l’une des plus fréquentées au monde.
Confrontées à des difficultés économiques, ces personnes espèrent trouver des opportunités dans les pays du Golfe, en particulier en Arabie saoudite, et ce malgré les multiples conflits qui secouent le Moyen-Orient, où de nouvelles escalades ont été observées ces derniers temps.
Les migrants traversent les zones désertiques de Djibouti, où les températures sont déjà extrêmes, avant d’affronter les dangers liés au conflit qui oppose les rebelles houthis au gouvernement yéménite.
L’OIM a enregistré 94 décès au cours du premier trimestre 2026 sur cet axe migratoire. Selon l’organisation, ce bilan est largement sous-estimé.
Yahya Diallo, Guistat.com

