Ce 10 octobre 2026 marque les cent jours depuis l’installation officielle des conseils communaux et des maires de communes en Guinée, à la suite des élections communales et législatives du 31 mai dernier. L’heure est donc au premier bilan. Au sein de la société civile, les analyses vont déjà bon train.
Interrogé, le président de la CONAPAID, Ibrahima Aminata Diallo, livre son appréciation.
« On peut parler d’un test d’orientation par rapport à un bilan. Les cent jours permettent de mesurer la prise en main de la gestion par ces mairies. Quand on est nouvellement élu, il y a une question d’intégration et il faut aussi prendre connaissance de nombreux dossiers, après les délégations spéciales. Moi, je pense qu’il faut relativiser et saluer ce qui a été fait. Je pense que le combat de tous les maires a été la gestion des déchets pour la salubrité des communes. Ils se sont battus, vu les multiples rencontres avec les cadres des conseils de quartier. Ils ont fait beaucoup d’efforts. C’est l’un des points que j’ai constatés : ils s’y sont beaucoup investis. Pour l’instant, on n’a pas de PDL par commune. Il faut donc inscrire cela dans les perspectives et reconnaître que le combat pour la gestion des ordures reste grand. Le fossé est grand entre ce qui est fait et ce qui reste à faire. Il y a aussi une orientation à donner pour amener les communes à la question de la dotation budgétaire. Parce que nous savons que le gouvernement, à travers le PDL, doit doter les communes. Or, à ce jour, on n’a pas entendu parler d’un communiqué de décaissement de ce montant. De l’autre côté, la planification au niveau des communes, à travers les PDL, devrait être l’élément qui engage les maires et leur permet de connaître leurs priorités pour 2027. »
Pour l’acteur de la société civile, la gestion des ordures est le défi à relever pour les maires des communes de Conakry.
« Pour moi, le défi des maires de Conakry, surtout, c’est celui de la gestion des ordures. Ça, il faut en parler. Ce défi-là reste encore à relever pour les responsables communaux. C’est un élément fondamental qu’il ne faut pas négliger. »
Par ailleurs, Ibrahima Aminata Diallo estime qu’il y a de quoi se féliciter depuis l’installation des conseils communaux, cent jours plus tôt.
« Je peux dire qu’ils sont sur la bonne voie pour le moment. Parce que la question de la paix sociale est aujourd’hui un acquis, dans la mesure où nous, au niveau de la société civile, nous collaborons très bien avec ces maires et nous travaillons très bien avec eux. Il y a eu des messages de sensibilisation autour de la paix et du vivre ensemble. Donc, pour l’instant, il faut saluer ce qui est fait dans ce sens. »
Il faut rappeler que les conseils communaux ont été officiellement installés le 2 juillet 2026, sur toute l’étendue du territoire national. Cent jours après cette date, les réactions des observateurs se multiplient dans l’opinion publique guinéenne pour juger l’action de ces nouvelles équipes communales.
Amadou Baldé pour GuiStat.Com

