Des députés ultraconservateurs du Front Paydari, en Iran, ont déposé une motion de destitution contre le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Ils lui reprochent d’avoir rencontré, le 22 septembre, l’émissaire américain Steve Witkoff en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, sans l’autorisation du Guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, ni coordination avec le Conseil suprême de sécurité nationale.
Selon les auteurs de la motion, les discussions auraient porté sur les conditions de réouverture du détroit d’Hormuz, un point de blocage dans les négociations entre Téhéran et Washington.
Ces accusations ont toutefois été démenties par le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei. « Il a été convenu qu’Araghchi, à New York, transmette les conditions de l’Iran aux intermédiaires », a-t-il déclaré, précisant que ces discussions avaient obtenu l’aval préalable des plus hautes autorités.
À New York, Abbas Araghchi a présenté les conditions de Téhéran, notamment la levée du blocus naval américain, le transfert des avoirs iraniens gelés et la fin de la guerre sur tous les fronts. Le président américain a rejeté cette proposition.
Depuis près de sept mois, l’Iran est confronté à un conflit déclenché par la coalition israélo-américaine, qui a fait de nombreuses victimes, parmi lesquelles l’ancien Guide iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
La motion de destitution doit encore suivre la procédure parlementaire avant qu’une éventuelle mise à l’écart d’Abbas Araghchi ne soit décidée.
Yahya Diallo Guistat.

