Fin décembre 2026, le mandat de l’actuel secrétaire général de l’ONU, António Guterres, prendra fin. D’ici là, plusieurs candidats sont en lice pour lui succéder. Parmi eux figure l’ancien président sénégalais Macky Sall. À l’ouverture de la 81ᵉ session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, António Guterres a jugé « injuste et indéfendable » l’absence d’un siège africain permanent au Conseil de sécurité de l’ONU.
Si cet appel est largement partagé par le continent, il faudra néanmoins des hommes dévoués pour le rendre effectif. Les chances de Macky Sall d’être élu secrétaire général de l’ONU sont-elles minimes ? Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, ne partage pas ce pessimisme.
« Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l’ancien président du Sénégal, M. Macky Sall. Tout au contraire, je pense que sa candidature garde de réelles chances de succès. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité », souligne-t-il, avant d’ajouter :
« Les jeux restent donc ouverts. Nous faisons le travail de notre point de vue. Nous discutons avec ceux qui votent et ceux qui détiennent la décision. Et j’estime, contrairement à ces pronostics, que les chances sont réelles. Mais ce sur quoi je voudrais insister, c’est le profil du candidat. L’Afrique est sous-représentée. Qui est mieux placé aujourd’hui pour défendre une meilleure place de l’Afrique que le président Macky Sall ? Qui est mieux placé pour défendre la réforme de l’architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a connu les affres de la dette et vu celles-ci peser sur ses ambitions, qu’il partage avec beaucoup de pays ? »
Le président sénégalais conclut : « Je pense que ce combat, il est de notre devoir de le soutenir en tant que Sénégalais, parce que nous pensons aujourd’hui que la place qui doit être celle de l’Afrique au sein de l’ONU ne peut être mieux défendue que par un Africain. »
Mohamed Souaré pour Guistat.com

