Le Recensement général des entreprises (RGE-1), officiellement lancé le jeudi 17 septembre 2026 par les autorités guinéennes, revêt une importance capitale. En attendant ses résultats, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Aboubacar Kourouma, dresse un constat qui interpelle : le taux de mortalité des entreprises est estimé à 75 % en Guinée.
Pour le ministre, le RGE-1 constitue une étape majeure dans l’amélioration du système national d’information économique relatif aux entreprises. Une fois mené à terme, ce recensement permettra notamment d’avoir une idée claire des facteurs qui freinent la création, la survie et le développement des entreprises. En d’autres termes, il s’agit de disposer de données afin d’en identifier les causes.
En toile de fond, il s’agira notamment de scruter l’accès au financement, la fiscalité, la logistique, la douane, le port, les délais administratifs, les agréments, le contrôle de qualité, le foncier industriel ou encore l’accès aux marchés publics. « Ces informations sont appelées à servir de base à l’orientation des réformes dans les domaines de l’industrialisation, du commerce, de la formalisation, de l’accompagnement des PME, de la compétitivité et de la promotion d’une concurrence saine », souligne le ministère du Plan.
Le ministre Kourouma conclut : « Mieux connaître nos entreprises, c’est mieux planifier. Mieux planifier, c’est mieux orienter l’investissement. »
Mohamed Souaré pour Guistat.com.

