À la suite du décret présidentiel fixant les élections régionales au 29 novembre et les sénatoriales au 20 décembre 2026, le Dr Ben Youssouf Keita a salué un calendrier respectueux du Code électoral et l’aboutissement du processus de transition en Guinée.
La Guinée s’apprête à tourner définitivement la page de la transition. À travers un décret officiel rendu public dans la nuit du 12 octobre 2026, le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, a fixé les dates des prochains scrutins : le 29 novembre pour les élections régionales et le 20 décembre pour les élections sénatoriales. Ancien président de la commission Santé de l’Assemblée nationale et membre fondateur de la Génération pour la modernité et le développement (GMD), le Dr Ben Youssouf Keita, que nous avons interrogé à ce sujet, livre son analyse sur cette étape décisive.
Pour lui, la fixation de ces dates s’inscrit dans le strict respect de la feuille de route et des textes en vigueur. Il rappelle que le chef de l’État s’était engagé, lors de son adresse de fin d’année 2025, à faire de 2026 l’année charnière marquant la fin de la transition et le retour complet à l’ordre constitutionnel.
« Nous avons eu la nouvelle Constitution, l’élection présidentielle et les législatives. Ce qui restait, c’était le Sénat pour clore la boucle. Que les régionales se tiennent le 29 novembre et les sénatoriales le 20 décembre respecte parfaitement le Code électoral avant le terme fixé au 31 décembre 2026 », affirme-t-il.
Soutien déclaré à la politique menée par le président de la République, l’ancien député ne cache pas sa satisfaction.
« Nous nous réjouissons à plus d’un titre. Nous pensons que tout se passera dans les règles de l’art pour doter la Guinée de sénateurs dignes, garantissant ainsi une ère durable de paix, de stabilité et de développement », a-t-il déclaré.
Alors que le pays aborde la dernière ligne droite pour parachever son architecture démocratique, l’enjeu politique reste majeur. Le Dr Ben Youssouf Keita tient toutefois à rassurer sur le déroulement du vote.
S’agissant d’un scrutin indirect et non d’une élection populaire à grands rassemblements, l’ancien député anticipe un processus serein et apaisé.
« La confiance ne fait que grandir de l’échelon communal vers le sommet. Tout se passera dans le calme, sans tohu-bohu ni accrocs », a-t-il rassuré.
Notre interlocuteur conclut en lançant un appel aux futurs représentants du peuple à faire preuve de responsabilité afin de répondre pleinement aux aspirations de la nation au sein de cette nouvelle institution.
Yamoussa Cheick Camara pour Guistat.com
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