La chaîne de télévision internationale France 24 a procédé, ce jeudi, à une rectification publique de l’un de ses propos diffusés à l’antenne. Lors de son édition d’information de 14 heures (temps universel), le média français a reconnu avoir employé une terminologie inappropriée à l’égard du chef de l’État guinéen, le qualifiant de « président putschiste ».
Cette mise au point intervient peu de temps après la décision rendue publique par la Haute Autorité de la Communication (HAC) à l’encontre de la chaîne. Le journaliste à l’origine de la formule controversée est revenu sur ses propos en direct, précisant que l’expression utilisée ne reflétait pas la position éditoriale de la rédaction et qu’elle constituait une erreur de formulation.
Dans un contexte de tension croissante entre l’organe de régulation guinéen et certains médias internationaux, cette sortie de France 24 sonne comme un aveu implicite. En reconnaissant publiquement le caractère « inapproprié » du terme employé, la chaîne semble vouloir apaiser une situation qui aurait pu dégénérer en contentieux diplomatique.
Contactés par Guistat.com, plusieurs professionnels du paysage médiatique guinéen estiment que la rectification opérée par France 24 pourrait constituer une circonstance atténuante aux yeux du régulateur. « Lorsqu’un média reconnaît son erreur et la corrige publiquement, cela démontre une certaine bonne foi. La HAC pourrait en tenir compte », analyse un spécialiste des questions de communication sous couvert d’anonymat.
D’autres, en revanche, rappellent que la HAC a déjà fait preuve de fermeté par le passé, et que la simple rectification ne saurait effacer automatiquement une décision réglementaire. La balle est désormais dans le camp de l’institution, qui devrait se prononcer dans les prochaines heures ou jours sur l’éventuelle levée de l’interdiction.
Mohamed Souaré pour GuiStat.com

