Les négociations autour de la révision du statut particulier du personnel enseignant, engagées depuis septembre 2025, se heurtent à un obstacle majeur. Face au refus du gouvernement d’accéder aux propositions initiales des structures syndicales de l’éducation, les discussions se sont réorientées vers la revalorisation des primes. Cependant, un désaccord de fond sur la représentativité et sur la structure même du statut menace de paralyser l’ensemble du processus.
C’est ce qu’a expliqué Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation et porte-parole de l’intersyndicale de l’éducation, lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 2 octobre 2026, dans la matinée, au siège du syndicat. Selon lui, le nœud du problème réside dans le retrait des négociations du Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SENAESURS), dirigé, jusqu’à son récent décès, par le camarade Lansana Yansané.
Alors qu’un décret présidentiel a accordé des primes de rémunération selon les grades aux enseignants du supérieur (titulaires de masters ou de doctorats, maîtres de conférences, professeurs agrégés et directeurs de recherche), le SENAESURS, insiste Michel Pépé Balamou, « exige un statut particulier exclusivement dédié à l’enseignement supérieur. Le gouvernement, de son côté, maintient sa volonté d’un texte unique pour l’ensemble du secteur de l’éducation et de la formation », a-t-il rappelé.
Pour le porte-parole de l’intersyndicale de l’éducation, « la non-participation du syndicat représentatif du supérieur fragilise toute avancée. Malgré la présence de l’inspecteur général de l’enseignement supérieur aux travaux, l’absence du SENAESURS fait craindre un rapport de force direct avec l’État qui annulerait les progrès accomplis ».
Afin d’éviter un tel blocage lors de la signature et de l’application du texte, l’intersyndicale de l’éducation, par la voix de son porte-parole, a décidé d’engager des démarches auprès du SENAESURS pour harmoniser leurs positions et finaliser conjointement la révision dudit statut particulier du personnel enseignant et de la formation.
Moussa Camara pour GuiStat.com

