Si de nombreux pays européens ne cessent d’apporter de l’aide militaire à l’Ukraine face à la Russie, les États-Unis, eux, privilégient la voie diplomatique. Le président américain Donald Trump a dépêché à Moscou et à Kiev deux émissaires. Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré le président russe Vladimir Poutine samedi et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky le lendemain. Mais malgré cette médiation accompagnée d’une timide accalmie, les positions restent inflexibles. Si cette visite diplomatique de Washington a permis de faire taire les armes par endroits plus de quarante huit heures, Kiev et Moscou restent camper sur leur position. La question que bon nombre d’observateurs se posent est de savoir : les positions des deux pays sont-elles irréconciliables malgré la diplomatie américaine ?
Impossible pour le moment de répondre à cette question, mais toujours est-il que des concessions territoriales exigées par Moscou et refusées par Kiev demeurent encore. A encore le président ukrainien, cette question nécessite un entretien direct avec son homologue russe : « les questions complexes de ce type ne peuvent être résolues qu’au niveau des dirigeants », estime-t-il.
Avec cette diplomatie de Washington, on peut quand même noter une avancée notable : la volonté de la Russie de renouer avec les négociations tripartites (Moscou, Kiev et Washington). Mais, prévient le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, « il est encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précises ». Devant les émissaires américains dimanche, 6 septembre 2026, Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois affiché sa fermeté : « Si la guerre se prolonge jusqu’à l’hiver, ce qui semble être le cas pour l’instant, nous comptons vraiment sur un plan de soutien, tant en matière de défense aérienne que d’énergie », a exprimé le dirigeant ukrainien.
Malgré le message de fermeté de part et d’autre, les envoyés spéciaux de Donald Trump restent optimistes appelant les protagonistes au compromis. « Avec Jared, notre rôle est de les rapprocher, de réduire les points de divergence et d’établir de bons canaux de communication. Nous espérons avoir amorcé ce processus de manière constructive au cours des dernières 48 heures et nous sommes convaincus qu’une issue positive sera trouvée », a martelé Steve Witkoff.
Mohamed Souaré pour Guistat.com

