Représentant 41 % des députés, les femmes de l’Assemblée nationale entendent peser collectivement sur l’élaboration des lois et la défense des droits des femmes à travers une structure commune, au-delà des clivages politiques.
Elles constituent près de la moitié de l’hémicycle, et elles veulent le faire savoir. À l’Assemblée nationale guinéenne, les femmes parlementaires, qui représentent 41 % du nombre total de députés, ont entamé le processus de mise en place d’un Caucus qui leur sera dédié. L’ambition affichée : se doter d’un « cadre commun de dialogue, de solidarité et de plaidoyer, au-delà des appartenances politiques ».
Cette dynamique repose sur une conviction partagée : leur poids numérique doit se traduire en influence réelle sur l’agenda législatif. Les élues entendent ainsi renforcer leur contribution à l’élaboration des lois, à la définition des priorités législatives et à la défense des droits des femmes.
La création du Caucus répond à une ambition commune clairement énoncée : fédérer les énergies, harmoniser les initiatives et porter d’une seule voix les préoccupations partagées par les députées, tout en œuvrant à une meilleure prise en compte des questions liées aux femmes dans l’action parlementaire.
Lors des échanges consacrés à la mise en place de cette structure, plusieurs orientations ont été examinées afin de jeter les bases organisationnelles et institutionnelles du futur Caucus.
Au rang des priorités figure la révision et l’actualisation des statuts et du règlement intérieur de l’ancien Caucus des femmes parlementaires du Conseil national de la transition (CNT), afin de les adapter aux réalités et aux exigences de la nouvelle législature.
Les discussions ont également fait ressortir la nécessité de renforcer les capacités techniques des nouvelles députées, mais aussi celles du personnel féminin de l’administration parlementaire. L’objectif est double : favoriser leur participation aux travaux des commissions permanentes et consolider leurs compétences, afin qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle dans le fonctionnement et le rayonnement de l’institution parlementaire.
Au-delà des aspects organisationnels, cette initiative traduit la volonté des femmes parlementaires de bâtir un espace de collaboration durable, fondé sur la concertation, le partage d’expériences et la promotion d’une participation féminine accrue aux processus de décision.
Cette première rencontre ouvre la voie à la structuration du Caucus des femmes parlementaires de la 10ᵉ législature, appelé à devenir un instrument de mobilisation et de plaidoyer en faveur des droits des femmes, de leur représentativité et de leur pleine participation à la vie parlementaire.
À travers cette démarche, les députées guinéennes entendent démontrer que la parité au sein de l’hémicycle n’est pas qu’un chiffre, mais bien un levier de transformation au service de l’ensemble de la nation.
Fatoumata Condé pour Guistat.com

