C’est via son réseau Truth Social que Donald Trump a annoncé, dimanche 11 octobre, l’existence d’un « cessez-le-feu énergétique » dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. « Les deux parties se sont mises d’accord. Ne le rompez pas ! », a-t-il écrit, sans donner plus de détails.
L’information a été aussitôt démentie par Kiev. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré ne pas être au courant. « L’annonce de ce cessez-le-feu a été une nouvelle pour moi », a-t-il indiqué. « Mais si les Russes acceptent un cessez-le-feu énergétique, l’Ukraine y donnera son accord », a-t-il précisé.
De son côté, la France « soutient sans réserve l’appel à une vraie trêve énergétique, à laquelle l’Ukraine est disposée », a indiqué Emmanuel Macron. Le président français a toutefois précisé qu’« à ce stade, la Russie continue de la refuser en intensifiant ces dernières heures encore ses frappes contre les infrastructures ukrainiennes ». Un constat que semble partager Volodymyr Zelensky, qui a indiqué en début de soirée que la Russie avait mené des frappes sur des installations énergétiques en Ukraine « après » l’annonce du président américain.
« Ne nous attaquez pas, ne tuez pas nos enfants et nous cesserons de frapper vos installations »
L’annonce du président américain intervient au lendemain de sa charge virulente contre son homologue ukrainien. Donald Trump avait appelé à un changement de régime en Ukraine et à ce que Kiev cesse d’attaquer les infrastructures d’hydrocarbures russes. Le chef de l’État ukrainien « a intérêt à arrêter » ces frappes, qui aggravent « le problème mondial » de pénurie de diesel, avait-il prévenu. Vendredi 9 octobre, les États-Unis et la Russie étaient parvenus à un accord, critiqué, prévoyant que Washington allège ses sanctions et achète du diesel à Moscou.
Donald Trump présente l’explosion du prix du baril, et notamment du diesel aux États-Unis, comme une conséquence directe de la guerre en Ukraine.
Yahya Diallo, Guistat.com

