Au Burkina Faso, près de 80 partisans de l’imam Mohamed Kindo ont recouvré la liberté dimanche 4 octobre 2026, après plusieurs mois de détention. Interpellés fin mai pour avoir participé à une manifestation non autorisée, ils avaient été conduits dans un camp d’entraînement de la police nationale. L’imam Kindo, lui, reste toujours détenu.
Selon les informations rapportées par RFI, ils sont près de 80 à avoir retrouvé leurs familles. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes au crâne rasé apparaissent vêtues de la tenue de formation de la police nationale burkinabè.
Dans la foulée, plusieurs personnes se sont mobilisées pour les accueillir. Salutations par-ci, appels par-là : la scène semble se dérouler dans un climat apaisé, même si la fatigue se lit facilement sur certains visages.
Les fidèles avaient été arrêtés pour avoir participé à une manifestation « non autorisée », en mai dernier à Ouagadougou. Ils entendaient protester contre l’arrestation de l’influent imam Mohamed Kindo, une interpellation qualifiée d’« enlèvement » par ses partisans.
À l’époque, le prédicateur religieux avait critiqué le projet de loi encadrant les pratiques et croyances religieuses au Burkina Faso. Par la suite, la principale mosquée des fidèles sunnites avait été fermée ; le site demeure sous surveillance policière.
Quelques jours après les événements, la communauté sunnite assurait que des « pourparlers » étaient en cours avec les « autorités compétentes » pour obtenir la libération des personnes interpellées et de l’imam Kindo. Ce dernier demeure toutefois en détention.
Malgré la libération de plusieurs de ses partisans, la détention de l’imam continue de susciter des interrogations et des inquiétudes au sein de la communauté sunnite.
Yahya Diallo pour Guistat.com

