Ce dimanche 1er novembre 2026, l’armée guinéenne célèbre ses 68 ans d’existence. Soixante-huit ans d’histoire, de mémoire et de moments forts depuis la création des forces de défense et de sécurité. À cette occasion, un hommage particulier est rendu à la jeunesse au sein des forces armées, reconnue pour les services rendus à la nation. Cette célébration s’inscrit dans le prolongement du 2 octobre 2026, où la jeunesse avait déjà été mise à l’honneur.
Interrogé sur les avancées enregistrées, Ansoumane Toumany Camara, directeur général de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a rappelé le thème retenu pour cette 68e année : « Écoles de patriotisme pour la jeunesse ». Selon lui, l’accent est mis cette fois sur la jeunesse au sein des forces de défense et de sécurité.
« Qu’est-ce qui a changé pour la jeunesse au sein des forces de défense et de sécurité ? Beaucoup de choses ont changé. Depuis la création de l’armée jusqu’au 5 septembre 2021, certaines réalités n’existaient pas. Avec le président de la République, il y a eu une confiance accordée à la jeunesse militaire et paramilitaire. Il y a eu des avancements en grade et des promotions. Des commandements ont été confiés aux jeunes. Aujourd’hui, dans beaucoup d’endroits militaires, on voit des généraux qui n’ont même pas 45 ans, voire des généraux qui ont 40 ans ou un peu moins. C’étaient des réalités auxquelles on ne s’attendait pas. Il fallait auparavant être en fin de carrière pour devenir général. Deuxièmement, lorsque l’on regarde la chaîne de commandement des forces de défense et de sécurité, on constate que le président de la République a promu la jeunesse. Des compétences jeunes dirigent aujourd’hui avec brio beaucoup d’unités militaires et de structures des forces de défense et de sécurité. Cette année, il est donc question, pour l’ensemble des forces de défense et de sécurité, de rendre un hommage mérité au président de la République pour cette grande innovation, lui qui accorde une confiance absolue à la jeunesse, laquelle assume avec efficacité, patriotisme et élégance les postes qui lui sont confiés. La célébration se situera dans ce sens : c’est la jeunesse qui est à la une », s’est réjoui le responsable de la DIRPA.
Dans le domaine de la formation et de la réalisation des infrastructures militaires, le directeur général de la DIRPA note également des avancées significatives en faveur des forces armées guinéennes.
« Depuis le 5 septembre 2021 jusqu’à aujourd’hui, beaucoup de choses ont été améliorées. Il y a eu des réformes notables au sein des structures des forces de défense et de sécurité. Elles concernent notamment la formation, les infrastructures, les équipements et les écoles militaires. Vous n’êtes pas sans savoir qu’à la prise du pouvoir, le 5 septembre 2021, beaucoup d’écoles manquaient dans la chaîne de formation des forces armées guinéennes ; on était obligé d’aller ailleurs pour former nos cadres. Aujourd’hui, le maillon qui manquait est comblé. C’était l’École de guerre, qui a déjà sa première promotion. Le prytanée militaire n’existait pas : il a été créé. L’École d’état-major n’existait pas : elle a été créée. L’École des officiers de Sonfonia a été créée. Les écoles militaires de Manéah, qui ont aujourd’hui une vocation panafricaine, ont aussi été créées. D’autres écoles qui n’existaient pas ont été créées. Il fallait vraiment attendre la solidarité extérieure pour former nos cadres, et le président de la République a estimé qu’une armée qui se respecte doit avoir ses propres écoles. Lorsque l’on part ailleurs pour la formation, il y a beaucoup de choses : on obtient certes la formation académique, mais l’armée, c’est le terrain. On se forme sur des réalités extérieures, sans que nos propres réalités soient prises en compte. Avec ces écoles, l’École de guerre, par exemple, évoluera sur le terrain guinéen, avec les réalités guinéennes. Les officiers en formation travailleront sur nos propres réalités et nos terrains, ce qui sera plus commode. Il n’y aura donc plus de problème d’adaptation, que ce soit pour l’École de guerre ou les autres écoles. Voilà déjà ce qui a été fait », a expliqué le directeur général de la DIRPA.
Pour cette journée commémorative, des festivités sont prévues au camp Almamy Samory Touré de Conakry, notamment la prestation de serment de certains militaires formés et un concert gratuit, a annoncé le directeur général de la DIRPA.
Ansou Baïlo Baldé pour GuiStat.com
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