Les conditions de vie et de travail des enseignants demeurent une source de préoccupation pour les responsables syndicaux du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). La revalorisation salariale, le traitement des dossiers des enseignants contractuels et le reclassement de certains acteurs figurent parmi les points essentiels de la plateforme revendicative des syndicalistes.
Dans son appel, la secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a rappelé que sa structure a célébré en différé la Journée mondiale des enseignants. « En ce jour de célébration en différé de la Journée mondiale des enseignants, c’est avec un profond sentiment d’honneur, de responsabilité et de fierté syndicale que je prends la parole, au nom du bureau exécutif national du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée. Célébrer cette journée, placée sous le thème “Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner l’avenir”, n’est pas simplement respecter une tradition : c’est interroger la condition de l’enseignant guinéen, mesurer le chemin parcouru et réaffirmer avec force nos revendications légitimes. Je tiens à rendre un vibrant hommage à l’ensemble des enseignants et enseignantes ainsi qu’aux chercheurs de notre pays, du maître du primaire en zone rurale au professeur d’université. Malgré des conditions de travail souvent précaires, le manque de matériel pédagogique et les difficultés quotidiennes, vous continuez à tenir le flambeau de la connaissance pour former les cadres de la Guinée de demain. Car célébrer l’enseignant tout en ignorant ses difficultés serait une contradiction. L’enseignant doit être respecté, non seulement dans les discours, mais aussi dans les actes », a déclaré Kadiatou Bah.
Le SLECG réaffirme par ailleurs son attachement au dialogue social et à la recherche permanente de solutions négociées. « Nous reconnaissons les avancées enregistrées à la suite des négociations ayant abouti au protocole d’accord du 3 janvier 2026 entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation. Ce protocole prévoit notamment des mesures concernant les primes de préparation et de craies, les indemnités de logement et de transport, les salaires bloqués, le reclassement de certains enseignants ainsi que la situation des enseignants contractuels. Cependant, la signature d’un protocole d’accord ne constitue pas la fin du processus. La véritable valeur d’un accord réside dans son application effective. C’est pourquoi notre présence aujourd’hui constitue également un appel à accélérer la mise en œuvre des engagements restant à concrétiser. Notre première revendication porte sur la finalisation, l’adoption et l’application effective du statut particulier du personnel de l’éducation », a-t-elle poursuivi.
S’agissant des enseignants contractuels de Guinée, le SLECG réitère son appel à l’application des engagements préalables. « La question des enseignants contractuels demeure encore au cœur de nos préoccupations. Nous voulons que les engagements pris à leur endroit soient appliqués, dans le respect des critères et procédures convenus », exige la secrétaire générale du SLECG.
Dans sa communication, Kadiatou Bah n’a pas manqué de souligner les conditions difficiles des enseignants affectés dans les zones les plus reculées. « Chers collègues, chers camarades, un enseignant affecté dans une zone reculée ne doit pas être oublié. Nous demandons donc des mesures spécifiques en faveur des enseignants exerçant dans les zones rurales et difficiles d’accès, car un enseignant affecté dans une zone ne doit pas être oublié », a-t-elle appelé.
Cet appel syndical en faveur de meilleures conditions de vie et de travail des enseignants intervient à l’occasion de la célébration en différé de la Journée mondiale des enseignants, au titre de l’année 2026, par le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.
Ansou Baïlo Baldé pour GuiStat.com
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